mercredi 30 avril 2025

A Little Bit of Paradise - Avril 2025 (1/2)

 

Cela fait bien longtemps que je nous vous ai pas montré des photos de mon jardin. Quand je dis "mon jardin", je parle de mon jardin personnel. Celui qui n'est jamais ouvert au public mais que tout le monde connaît pour l'avoir maintes fois, durant de nombreuses années, vu au travers du blog et du livre "Un Petit Coin de Paradis" (j'en profite pour vous signaler qu'il m'en reste moins de 30 exemplaires et qu'après ça, il ne sera plus jamais possible de l'obtenir. Si vous avez râté le coche, envoyez-moi un mail à olikier@hotmail.com).

Les gens confondent souvent avec la Roseraie qui est un espace public où j'ai créé la roseraie en 2017 et que j'entretiens tous les jours depuis.

Donc, là aujourd'hui, on est dans mon jardin et avril fut un mois merveilleux. Non seulement parce que la météo fut très clémente mais surtout grâce aux nombreuses tulipes qui auront contribué à donner bien du sens au "Little Bit of Paradise".





Les euphorbes plantés le long de la palissade il y a deux ans me confortent d'avoir opté pour ce changement. Elles assurent un joli fond pour les tulipes quelle que soit les teintes choisies.





les vues sont belles sous tous les angles.







Ce résultat "paradisiaque" est dû à la grande quantité de tulipes cultivées majoritairement en pots et à l'harmonie entre elles. Comme pour le sapin et toute la déco de Noël, je suis ma ligne de conduite en ne choisissant qu'une ou deux teintes. L'an passé, c'était différent avec uniquement des tulipes blanches et vertes. Et cela le sera encore plus l'an prochain en... chuuut, c'est secret !




Vous devez vous dire qu'une telle quantité de bulbes, c'est très onéreux. Pas vraiment car beaucoup ont été achetées en décembre au moment des soldes. D'autres me diront que c'est de l'argent jeté par les fenêtres. Pas du tout car toutes seront replantées directement après leur floraison à la roseraie dans les massifs et beaucoup reviendront l'an prochain ou l'année suivante, le temps que le bulbe se régénère.

Vous devez aussi vous dire que tous ces pots ont dû demander des arrosages fréquents. Je confirme. Mais vu le résultat obtenu, ce ne fut certainement pas une grosse contrainte.





Voici ma vue préférée prise cette semaine depuis l'intérieur de la maison : 







mardi 29 avril 2025

Tulipes 2025 : Dancing Passion (+ Candy Prince)

 



Probablement l'une des deux tulipes les plus romantiques que je connaisse (l'autre étant katinka que je vous présenterai bientôt).


 
Dès le début, on voit qu'on aura affaire à une tulipe en forme de pivoine.


De grandes fleurs d'une teinte violet bleuté qui leur donne un air un peu shabby et qui s'épanouissent d'une manière beaucoup moins guindée que la plupart des tulipes. 


 





D'aucuns pourraient considérer ces tiges qui ne restent pas droites comme un défaut mais, pour l'effet recherché ici, c'est tout le contraire. Son nom est bien approprié car on a vraiment l'impression que ces tulipes dancent et se meuvent un peu comme le font les tournesols en fonction du soleil. 

Ca permet aussi d'admirer son fabuleux revers.

Le truc pour quelles ne s'affalent pas par terre, c'est de les planter juste derrière d'autres tulipes un peu plus basses qui leur serviront de support et de choisir une teinte pour que l'ensemble soit harmonieux. Ici, j'ai placé mes 'Dancing Passion' (en pot) juste derrière un autre pot de 'Candy Prince'.


 










lundi 28 avril 2025

Flamenco

 






 

Tulipa 'Showcase' et 'Infinity'
Lunaria annua
Anthriscus sylvestris
Helleborus





 






Tulipes 2025 : Showcase

 


Encore une belle tulipe à fleur de pivoine,


 




mais, mais, mais...

avec un très gros défaut : quand il pleut et que les tulipes sont très épanouies,

la tige n'est pas assez costaude pour supporter le poids.




Je les avais mises dans le bac à lotus en attendant.

Ce midi, je vous montrerai ce qu'elles sont devenues.



dimanche 27 avril 2025

Dites-moi...

 


... qui lit encore des magazines de jardinage ?

Qui est abonné ? Qui l'achète occasionnellement ?

Qui le télécharge ?


A mes débuts en jardinage, j'étais avide de cette lecture. J'avais tellement à apprendre et puis, on n'avait pas internet. Je n'ai jamais été abonnée car c'est quand même un sacré budget que je préférais consacrer à un livre plutôt qu'un magazine.

Ces dernières années, mon intérêt pour ce genre de publications s'est fortement réduit et il m'arrive même souvent de ne plus les consulter du tout sauf lorsqu'un jardin d'amis ou de connaissances y figure.

Dans ce cas, je vais alors le télécharger gratuitement. Un peu comme je le fais pour une série que je regarde en streaming (je n'ai ni Netflix, ni Amazon Prime Video, ni Canal +). Tout est si facilement accessible sans ça. Pareil pour les magazines et journaux. Je ne peux pas ici vous mettre des liens car cela reste répréhensible mais si vous faites une recherche dans Google du style "télécharger magazines gratuits", vous aurez des sites de téléchargement. Le seul truc, c'est que parfois, il faut faire très attention à ce sur quoi vous cliquez. Je n'ai pas d'anti-virus particulier sinon que celui qui est lié à Windows 10 mais j'ai un bon flair pour savoir sur quoi je ne dois pas cliquer.

PS : surtout ne venez pas me faire la leçon de morale sur les droits d'auteur bla bla bla... Ca fait finalement partie du business car ces sites générent des publicités et donc des revenus, un peu comme Youtube.

La question intéressante est : pourquoi ce désintérêt pour les magazines ? Je vais vous donner quelques raisons qui me concernent, peut-être en trouverez-vous d'autres.

- trop de publicités. C'était déjà le cas il y a 10 ans mais là, c'est vraiment pénible. Même constat dans les magazines de jardinage étrangers. On va me dire que c'est ce qui finance le magazine et que sans ça, nous n'aurions pas le privilège de les consulter. Faut pas abuser non plus ! (un peu comme les agriculteurs qui nous disent que sans eux, on n'aurait pas à manger. Rien ne les oblige non plus à nous gaver de pesticides !)

Quelques faits. J'ai pris l'édition d'avril du magazine L'Ami des Jardins. Ca commence fort avec déjà en page 2, une publicité pleine page ! Et ensuite tout au long du magazine de 116 pages, il y en aura 9 et encore 10 en fin de magazine. 19 pages au total ! Et je n'ai même pas compté ce que je considère comme de la pub déguisée comme présenter de nouveaux produits ou faire un comparatif de tondeuses par exemple.


Page 2 en face de l'édito. Ca commence fort !


-  le rendu des photos. La majorité des magazines sacrifient la qualité de l'impression sur papier pour des raisons de coût une fois encore et il y a une grosse différence de qualité (et de prix aussi donc) par exemple entre l'Ami des Jardins (4.90) et L'Art des Jardins (14.50 !). A ce prix-là, autant s'acheter un livre alors.

Je me souviens que j'étais fière d'avoir figuré dans un reportage sur mon jardin réalisé par la talentueuse Nadia de Kermel en 2013 mais quelle déception en voyant le rendu sur papier. Je peux pourtant témoigner que les photos du photographe étaient d'excellente qualité car il m'en avait envoyé quelques-unes mais une fois imprimées, quel gâchis !


- la mise en page "fouilli". De la couleur dans les titres (beaucoup trop même parfois), des photos placées de travers, des fonds "caca d'oie". Ce n'est pas en étant agressif qu'on va mieux attirer le lecteur ou alors on considère que ce dernier a des goûts très discutables pour rester polie. La sobriété des magazines plus chers est bienvenue.



Comme je déteste ces bulles !


- les couvertures qui ne font plus rêver (enfin moi) ! Quand je vois celles du mois de mai de deux des plus populaires magazines consacrés aux annuelles, je comprends maintenant pourquoi beaucoup en ont une idée qui est biaisée ! Réunir toutes sortes d'annuelles ensemble en vrac sans réflexion sur les couleurs et les nombreux mariages judicieux que l'on peut réaliser avec elles, c'est du sabotage tout simplement ! Du plus mauvais goût, criard à souhait. Bref, le cliché classique des annuelles des années '70. Les lecteurs ne méritent -ils pas mieux ?


 
Remarquez au passage qu'on n'oublie pas de mettre la photo de deux "stars" dans le domaine en évidence car c'est indéniable, ça fait vendre.


- la manière d'interpeler le lecteur à partir de titres qui moi, me font penser qu'on prend vraiment le jardinier pour un idiot : 10 plantes qui supportent la sécheresse, 15 rosiers qui ne sont jamais malades et j'en passe ! Ca ne vous ennuie pas, vous, ces nombres ?



- la tendance "jardin de fainéant". Vous connaissez mon credo : no pain no gain...

La palme d'or, je la décernerais au magazine "Détente Jardin" où, de la première à la dernière page, tout est fait pour encourager le lecteur à se conforter dans l'idée qu'il est possible d'avoir un beau jardin fleuri sans efforts. C'est surtout aller vers ce que les gens ont envie d'entendre (ou plutôt de lire) mais est-ce vraiment honnête ? Je vous ai choisi quelques exemples mais leur dernier hors-série en est truffé dans le même style.


Bref, il ne s'agit pas de tirer ici à boulets rouges sur le monde de l'édition des magazines mais plutôt de leur dire : stop ! Si vous voulez qu'on achète vos publications, faites en sorte qu'on ait un meilleur rapport qualité-prix. Car on est, pour la plupart, d'une génération qui adore encore feuilleter, voir sur papier plutôt qu'en numérique mais svp, offrez-nous mieux que ça.


samedi 26 avril 2025

Roseraie 2025 - Avril (4)

 

J'aurais vraiment eu un gros coup de coeur pour cette nouvelle ombellifère au jardin de roses ! Contrairement au Cenolophium ou encore au Daucus, ici, les inflorescences forment des boules bien rondes et qui restent d'un beau vert jaunâtre. Un jour, j'en cultiverai plus et j'aurai de quoi en faire des bouquets. Mais pour cela, il faudra que je la laisse monter en graines pour pouvoir les récolter, les semer en juin et espérer une floraison dans deux ans car il s'agit d'une bisannuelle qui prend son temps. On peut donc même parler de trisannuelle.


Smyrnium olusatrum


Derniers narcisses à fleurir. Ce sont en général, ceux à petites fleurs et très odorants.

Dans le jardin blanc, ce lamier a vraiment sa place.

J'adore le fameux Lamium orvala classique, c'est-à-dire lie-de-vin  mais ici, quelle élégance et quelle pureté (Lamium orvala 'Alba') !

Merci à Fabio de m'avoir permis sa culture grâce à ses graines.




Première pivoine arbustive à fleurir !
(Elle a fini dans l'étang à côté probablement à cause d'enfants dont les parents irrespectueux laissent courir dans les allées et faire n'importe quoi mais ouf, il y en a d'autres à venir)


Paeonia suffruticosa 'Shin Kumagai'


J'ai posté cette photo cette semaine sur FB et une dame pensait que le Geum était arrivé là par hasard. C'est mal me connaître ! Et malheureusement, je n'ai jamais eu la chance de voir aucun geum se ressemer spontanément.
Les lecteurs de mon dernier livre savent que pour le jardin médiéval, j'ai choisi deux couleurs dominantes : l'orange et le rose indien voire le violet.
Ce geum était donc bien intentionnellement planté surtout qu'ils se plaisent beaucoup dans cette partie du jardin. Bientôt, je serai en mesure de faire une planche comparative entre plusieurs variétés.







Geum 'Totally Tangerine'


Il y a orange et orange. Celui des Papaver atlanticum est beaucoup plus vif mais plus lumineux aussi.





J'adore ce mélange de teintes chez cet Erysimum 'Winter Orchid'.




Des plantes relativement ordinaires mais bien mises en valeur par leurs compagnes.
Ton sur ton, à gauche, pour le Tragopogon porrifolius (en lire plus dans mon dernier livre) qui s'est installé devant des Tulipa 'Bleu Aimable'.
Beau fond de Lunaria annua 'Chedglow' pour cette belle euphorbe aux yeux noirs, toute scintillante sous la fine pluie (Euphorbia characias 'Black Pearl').


 


Première ancolie. On fait un voeu ?




Et surtout... promesse de belles roses en mai !