mardi 15 avril 2025

Au jour le jour : 13/04

On peut maintenant planter les pois de senteur semés en serre froide cet hiver (8/01).

Ces petites serres remplies de "sweet peas trainers" sont vraiment ce qu'il y a de mieux pour cultiver les pois de senteur.

Pendant longtemps, j'ai prôné le semis en place en avril mais après avoir lu l'excellent "A Year full of Flowers" de Sarah Raven, je me suis décidée de les faire pousser à l'anglaise et comme préconisé dans son bouquin. Elle les sème un peu plus tôt que moi (octobre) mais cela me poserait problème, je pense, à un moment où ils nécessiteraient d'être plantés alors qu'il fait encore trop froid dehors. Donc, janvier, c'est bien.

Pour rappel, on trouve ces petites serres ici.




Quand on ouvre les cellules, on réalise bien que les graines ont apprécié de se développer dans un long tube.



Je les ai répartis entre la Roseraie et mon jardin et cela demande une belle organisation.




Pas question de les planter n'importe comment entre eux.



Vous savez maintenant combien le jardinage chez moi est aussi cérébral.
Chaque association a été mûrement réfléchie à partir de photos.




A la plantation, ils ont eu droit à une petite dose de Secret Vert car les pois de senteur aiment un sol riche.



Malgré la petite pluie fine tombée pendant la nuit, je les ai bien arrosés.
Trouvez leur un support sur lequel ils pourront aisément grimper et ils feront votre bonheur durant des mois. 
Un grillage n'est pas la seule alternative. Voici d'autres idées de support :


 







Je pense me racheter 2 petites serres pour d'autres plantes car j'ai lu que ce système était aussi bien adapté aux Delphinium, Antirrhinum et boutures de Fuchsia.
Cela me permettrait aussi de lancer la deuxième fournée de pois de senteur alors que la première n'est pas encore mise en terre.




lundi 14 avril 2025

Tulipes Promesse de Fleurs - Printemps 2025 (1) : Sanne et Blue Ribbon

 




Comme chaque année, Promesse de Fleurs a offert des bulbes pour garnir
tous les pots et jardinières
en soutien à la Roseraie
et je les en remercie sincèrement.
Chaque année, j'aime tester de nouvelles combinaisons 
en restant cohérente dans les coloris.
Une fois encore, j'ai réussi mon challenge et
je pense pouvoir même dire qu'avec ces longue jardinière, 
j'ai atteint la perfection !





La première à fleurir, ce fut 'Blue Ribbon',
une tulipe Triomphe, donc une valeur sûre.


 


4 jours plus tard sont apparues Sanne, des tulipes à fleurs de lys.


 


Ces dernières sont un tout petit peu plus hautes que les 'Blue Ribbon',
ce qui donne un effet asymétrique très intéressant.
L'ensemble est tout aussi beau le matin à l'ombre quand elles sont fermées,




qu'ouvertes en plein soleil et à contre-jour :



Jes les recommande vraiment toutes les deux.
Une fois défleuries, elles seront replantées 
dans le massif où se trouvent des tulipes roses.





dimanche 13 avril 2025

Dites-moi...

 

... quelles méthodes avez-vous déjà utilisées pour contrer le liseron au jardin ?

qu'est-ce qui fonctionne le mieux ?

qu'est-ce qui ne marche pas du tout ?


Il est déjà là !!!



L'an passé, avec un printemps et un été assez pluvieux, ce fut une annus horribilis pour de nombreux jardiniers côté liserons. Cela devenait ingérable au fil des semaines.

Au printemps, on est plein de bonnes intentions, on se dit que si l'on les scrute régulièrement, on pourra en être plus ou moins maître. On essaie d'enlever un maximum de racines mais il en reste souvent un bout et là, c'est reparti. Puis les plantes autour grossissent, les massifs deviennent moins accessibles et on ne les aperçoit que lorsqu'ils ont déjà atteint une taille invraisemblable ou qu'ils se sont enroulés autour de la tige d'un rosier !



L'an passé, après avoir vu cette vidéo sur Youtube, je pensais que j'avais enfin trouvé le truc pour les éliminer :



Mais je me suis vite rendue compte qu'il me faudrait des centaines de petits pots et que ce serait, excusez-moi, le gros bordel !

Donc, pour cette année, deux choses : l'huile de coude (comme d'hab' !) et je prie pour que le printemps et l'été soient un peu moins humides. Là, c'est bien parti mais... pas trop sec quand même, hein !


samedi 12 avril 2025

Roseraie 2025 - Avril (2)

 

Même si la Roseraie est axée sur les roses et leurs compagnes, en patientant, on essaie d'égayer un peu les massifs avec des bulbes.

Bientôt, je ferai des posts sur les tulipes qui reviennent année après année, soit après avoir été plantées directement en place, soit après avoir été replantées après culture en pots.


Tulipa 'Big Love'






Regarde Rose, les jolis narcisses que tu m'avais offerts.
Ils ne sont pas loin de narcisses de poète au tout petit coeur
mais très parfumés aussi.


 
Narcissus 'Pink Pride' - Narcissus poeticus




Cet automne, Baudouin, notre chef jardinier m'avait donné un sachet de bulbes de narcisses.
J'ai tout planté dans le grand massif jaune et là, je suis heureuse se les voir surgir entre toutes ces plantes qui prendront ensuite le relais.
Sur la photo ci-dessous, on reconnaît des lys, des ancolies et des graminées.





Pas de printemps digne de ce nom sans violas !

Viola sororia 'Priceana'


J'adore découvrir de nouvelles plantes et grâce au Seeds of Love, je vois fleurir ce Smyrnium olusatrum pour la première fois. Je suis toujours prête à tester une ombellifère. Celle-ci est bisannuelle. Plantée fin 2023, l'an passé, elle ne m'avait fait que du feuillage et là, je découvre enfin ces globes qui se déploient petit à petit, révélant de minuscules fleurs charmantes.
Il est plus connu sous le nom de "maceron". Ce « légume oublié » est parfois encore cultivé comme plante potagère pour ses feuilles et ses jeunes pousses consommées comme légume ou utilisées pour aromatiser les mets. Perso, je m'en contenterai comme plante décorative.



 


En tout cas, cette plante a l'art d'atténuer un peu
le jaune assez vif des narcisses.







Si les premiers boutons de roses se font encore un peu attendre, ceux des pivoines sont déjà, pour la plupart, bel et bien présents. Ce sont les pivoines arbustives qui donneront bientôt le top départ :




Viendront ensuite les herbacées dont la floraison s'étalera jusque fin juin.



 



Avant même d'arriver dans le jardin médiéval, on est ébloui par le beau feuillage bronze du rosier grimpant 'Sky Dragon'.




Les tulipes arrivent peu à peu. Les Blue Diamond sont les premières.
Les fritillaires sont maintenant défleuris mais restent cependant très graphiques.


 



Première benoite. La première d'une très longue série.


Geum 'Coral Tempest'


Cet Erysimum réunit à lui seul les deux teintes du jardin médiéval ! Une splendeur !
Il faut absolument que je tente de le bouturer après floraison.






Le matin, on voit bien qu'on a encore frisé avec le zéro à certains endroits moins abrités.

Artemisia 'Ghizou'


Ca se remarque aussi sur les fleurs de l'Osmanthus burkwoodii 
mais ouf, cela n'altère pas son puissant parfum.


 


Je croise chaque matin les doigts pour que les beaux lys ne soient pas gelés comme l'an passé car cette année encore, ils promettent beaucoup :








On se focalise surtout sur les superbes tulipes en jardinières
(j'y reviendrai en détails bientôt)




 mais les stars, ce sont eux :
les Malus 'Evereste'.
Je les adore à ce stade avec leurs boutons rouges.


 



vendredi 11 avril 2025

Reconnaître les pavots bien avant leur floraison


Tout d'abord, j'en vois encore qui s'acharnent à les semer en caissettes au printemps et à vouloir les repiquer. J'ai déjà répété et répété que ces pavots détestaient le repiquage et qu'un semis à la volée en février est préférable et surtout, bien plus facile. 

Comme dans mon dernier livre, on va distinguer deux grandes familles de pavots annuels : Papaver somniferum que vous reconnaîtrez à son feuillage gris bleuté :





Bien différent de celui des Papaver rhoeas :





Certaines touffes sont issues de semis spontanés et sont bien plus grosses que pour les semis à la volée de février.




jeudi 10 avril 2025

Au jour le jour : 7/04

 

J'ai rempoté mes tubercules de dahlias il y a trois semaines déjà. A l'époque, je les avais bien arrosés avant de les entreposer dans l'atelier extérieur où se trouve la chaufferie.

Beaucoup (environ la moitié) ont débourré et vu les températures extérieures anormalement élevées ces derniers jours, il était temps de les arroser à nouveau.

J'ai ainsi donc dû sortir les... pots, ce qui m'a pris un bon moment ! Surtout qu'après, il fallu les rentrer car il est encore un peu tôt pour risquer de les acclimater avant la plantation début mai. Je vous tiendrai au courant de la suite.





Cela fait des mois que je fais un peu de désherbage chaque jour pour ne pas être débordée mais dans mon propre jardin, un problème supplémentaire vient s'ajouter : les égopodes. Seulement si vous avez la même peste au jardin, vous pouvez comprendre l'ampleur du problème (liseron et autres mauvaises herbes à côté d'elle, ce sont de petits joueurs). Après des années à m'être intéressée à toutes les techniques pour espérer l'éradiquer (ne rêvez pas, c'est impossible), j'ai décidé maintenant de simplement l'arracher (quand elle fait environ 10 cm, c'est plus facile que plus petite) car je pourrais passer mes journées entières à tenter d'en enlever aussi les racines. En l'arrachant ainsi, ça permet au moins aux plantes qui résistent d'avoir plus de lumière et d'espace pour s'exprimer.
Bien sûr, d'ici deux semaines, je devrais encore répéter l'opération au moins une fois.




J'en ai profité aussi pour enlever ques envahissantes ficaires. Chez elles, c'est moins grave au niveau du système racinaire surtout qu'elles disparaissent ensuite très vite pour tout le restant de l'année. Juste que leur jaune pêtant n'est pas toujours souhaité avec des floraisons dans des tons pastels.





Je suis rentrée de la Roseraie avec une grosse touffe de Geranium sanguineum, de Lamium orvala et de Filipendula ulmaria. C'est une bonne période pour faire des divisions. Les petits bouts avec de belles racines ont été empotés et mis dans la nursery jusqu'en automne où ils seront proposés aux amis de passage, au profit de la Roseraie.


 


A la maison, j'ai commencé quelques semis en pots. Il s'agit surtout de Phlox drummondii que je sème dans des pots plus hauts car ils retombent, de Cupheas...
Les Callistephus, je les sèmerai dans les pots que libèreront les tulipes une fois défleuries.
C'est ainsi qu'on fonctionne dans un petit jardin.





A la Roseraie, la suppression du gros Osmanthus m'a laissé un bel espace pour semer. 
J'ai commencé par enlever les dernières mauvaises herbes. Pas besoin de trop travailler la terre ici qui avait bien été ameublie au fil des ans par les feuilles mortes.



J'ai semé des Cosmos 'Apricotta', 'Xsenia', 'Double Click Bicolor Pink et Violet' et pour l'avant-plan, des Centaurea cyanus 'Mauve Ball' et 'Pinkie' ainsi que des Crambe abessynica.




J'ai bien tassé le sol pour que les graines adhèrent à la terre et j'ai arrosé délicatement avec le pommeau sur l'arrosoir.




PS : Pour les jardiniers expériméntés, je donne probablement trop de tdétails mais parmi mes lecteurs, j'ai aussi des débutants qui en redemandent.
PS2 : si vous vous questionnez, la plante qui se trouve au milieu de la dernière photo est un Eremurus.