Les autres années, je vous avais fait la visite de mon allée des voitures en passant ces portes.
Or, il se fait que cette année, hormis Adélaïde d'Orléans que l'on voit ci-dessus en photo,
tous ont décidé de fleurir orientés vers le sud.
On va donc entrer et je vais vous les montrer depuis la piscine qui se trouve
au fond de l'allée derrière le muret de pierres.
Avant de vous détailler les rosiers lianes,
un coup d'oeil au rosier arbustif à l'avant-plan sur la droite.
Il s'agit d'un grand classique parmi les rosiers anciens.
Fantin Latour
Un rosier sans soucis.
Non-remontant, il offre une floraison abondante et
comme pour toutes les roses cette année, on peut parler de cuvée spéciale :
de toute ma carrière de rosomane, je ne les ai jamais vues aussi belles dans notre région.
De l'eau en suffisance cet hiver et au tout début du printemps
puis beaucoup de luminosité et des températures pas trop froides
auront contribué à ce résultat.
Le premier liane est aussi un grand classique et
c'est d'ailleurs le premier nom qui est cité quand on parle de liane.
Il s'agit de Paul's Hymalayan Musk.
Non, il ne faut pas nécessairement un grand arbre pour le cultiver.
Ici, il se contente de simples barres en acier, en T adossées au mur arrière du voisin.
C'est là qu'on voit qu'il est beaucoup plus pâle que son bébé 'A Little Bit of Paradise',
au point même de paraître un peu fade.
De tous mes rosiers lianes, je pense bien que c'est le plus parfumé.
Vient ensuite, Seagull, un géant qu'il faut maîtriser comme les autres
en les taillant relativement sévèrement juste après la floraison.
celui-là, c'est celui qui attire le plus les butineurs.
Une vigueur incroyable qui le fait déborder côté jardin
et retomber en guirlandes langoureuses.
Le plus beau, c'est peut-être celui-ci, Treasure Trove avec ses notes abricot,
surtout le matin chez les roses qui s'entrouvrent et
pâlissent ensuite.
Sur la structure suivante, grimpe Appleblossom.
Il n'en est encore qu'à 1/4 de la tige horizontale car il a été planté plus tard.
Il a remplacé Wedding Day dont j'ai fini par me débarrasser
car il était chaque année sujet à l'oïdium.
Last but not least, voici Adélaïde d'Orléans.
Il assure le spectacle à la fois côté voitures, côté façade mais aussi
côté jardin où il flirte avec la clématite mandschurica.
Quand on passe devant la maison, on n'imagine pas de tels trésors, n'est-ce pas ?