Si vous n'étiez pas encore bien réveillé ce matin, n'espérez pas vous rendormir !
Ca déménage !!!
Si vous n'étiez pas encore bien réveillé ce matin, n'espérez pas vous rendormir !
Ca déménage !!!
Vous vous souvenez sûrement de notre Seedloveuse Marijke, pépiniériste de surcroît qui intervient encore dans les commentaires sur le blog.
Par contre, ne la cherchez pas sur les réseaux sociaux qu'elle a quittés et je comprends cette décision.
Ce monde-là peut être très révélateur de la société terrible dans laquelle nous vivons actuellement et j'imagine très bien qu'à un moment donné une certaine saturation puisse s'installer et que le mieux, pour une meilleure santé mentale, est de prendre ses distances avec tout ça.
Pour certains, si tu les quittes, tu deviens inexistant (imaginez un peu si je ne postais plus de photos sur Facebook ni sur Instagram et si je délaissais le blog...), vous auriez bien vite fait de m'oublier.
Cependant, cela ne nous a jamais empêché à Marijke et moi de rester en contact et de prendre régulièrement de nos nouvelles respectives.
L'une des raisons qui a guidé son choix est qu'elle est très occupée car elle a entrepris de reprendre des études. De droit ! Et pour l'instant, tout se passe très bien (c'est sa deuxième année). Je lui souhaite beaucoup de réussite et une reconversion à la hauteur de ses espérances.
Cela ne l'empêche pas de continuer à bien profiter de son jardin. Récemment, elle m'a donné des nouvelles de ses iris issus de graines du Seeds of Love avec de très belles réussite. Voyez par vous-même :
Une grosse partie de ses examens teminés, elle a aussi maintenant un peu de temps pour se consacrer à la fabrication de bijoux, activité qu'elle avait déjà débuté il y a quelques année. Mais pas n'importe quels bijoux ! Ils sont tous en lien avec les plantes que beaucoup d'entre nous ici, conaissent et adorent. Allez donc voir sur son site. Si vous cherchez un cadeau original ou simplement si vous voulez vous faire plaisir, c'est le bon endroit.
Par ailleurs, si vous la suiviez aussi sur Facebook, vous devez vous souvenir de ses merveilleux bouquets. Je dis toujours qu'une fois le bouquet fané, il reste heureusement les photos (domaine où elle excelle également). Elle a eu la bonne idée de les regrouper sur un blog comme on le ferait pour un album photos. Je vous invite là aussi à aller consulter le lien et éveentuellement y laisser un petit commentaire, ce qui lui fera certainement plaisir, j'en suis certaine.
Pour être complète, j'en profite pour vous donner également des nouvelles de Grégory, sa moitié : vous pouvez toujours le retrouver sur plusieurs fêtes des plantes en Belgique avec les petites pépites qu'il apporte de sa pépinière Alma Horta.
... de pouvoir réaliser enfin un bouquet entier rien qu'avec cette rose !
Jusque là, le rosier ne poussait pas de manière optimale
à cause de l'énorme Osmanthus qui lui faisait de l'ombre et l'empêchait de bien respirer.
... Etes-vous impacté par l'environnement direct de votre jardin ?
Parvenez-vous à en faire abstraction ?
Quand vous visitez des jardins, est-ce que cela influe votre jugement ou votre appréciation ?
Il y a quelques jours, une visiteuse de la Roseraie de mon village m'a fait une remarque qui m'a interpellée. Elle était surprise de découvrir toutes les maisons qui entourent le jardin. En réalité, c'est quelque chose que j'occulte presque systématiquement lorsque je prends mes photos.
Quand je photographie un massif, une rose ou une association de plantes, mon intention est de mettre en valeur ce qui m'a émue sur le moment : une lumière particulière, une harmonie de couleurs, un contraste de formes, une floraison à son apogée. Je cherche à montrer le jardin sous son meilleur jour. Alors, naturellement, j'évite d'inclure dans le cadre les bâtiments voisins, une voiture qui passe ou tout autre élément qui détournerait le regard de ce que j'ai envie de partager.
Sa remarque m'a fait réfléchir. Je me suis demandé si elle avait été déçue en découvrant la réalité. Peut-être s'était-elle imaginé la Roseraie perdue au milieu de la campagne, loin de toute habitation. Pourtant, ce n'est pas le cas. Comme beaucoup de jardins, elle existe au cœur d'un village, avec son environnement, ses maisons, ses rues et sa vie quotidienne.
Je fais d'ailleurs exactement la même chose dans mon propre jardin. J'ai déjà énormément de chance de vivre dans une maison quatre façades avec un jardin dont je profite chaque jour. Pourtant, lorsque je photographie mes massifs, j'évite souvent de montrer que j'ai des voisins relativement proches de chaque côté. Non pas parce que je trouve ça moche, mais simplement parce que ce n'est pas le sujet de la photo. Ce qui m'intéresse, c'est les plantes, la beauté, l'agencement du jardin, son charme. Le reste disparaît naturellement du cadre.
Cette réflexion m'a rappelé une participante du Seeds of Love qui, il y a quelques années, avait publié une photo de son jardin. Le jardin était charmant, soigneusement aménagé, plein de vie et de personnalité. Mais juste derrière se dressait un grand immeuble de nombreux étages, comme on en trouve dans certaines zones très urbanisées de la région parisienne où elle habitait.
Je me souviens avoir trouvé cette photo particulièrement inspirante. Elle montrait qu'un jardin ne se résume pas à son environnement immédiat. Vivre au jardin, c'est aussi un état d'esprit. C'est la capacité à regarder ce qui pousse plutôt que ce qui gêne. C'est savoir apprécier le verre à moitié plein. Se réjouir d'un merle qui chante au petit matin, d'une rose qui s'ouvre, d'une abeille qui visite une fleur ou d'un semis qui réussit. Le bonheur du jardinier se niche souvent dans ces petits détails.
Bien sûr, il serait difficile de nier que certains cadres sont plus spectaculaires que d'autres. Un grand jardin au milieu de nulle part, entouré de prairies, avec une vue dégagée sur la campagne ou les collines, cela impressionne immédiatement. Cela participe forcément à l'émotion ressentie lors de la visite. Le décor influence notre perception, parfois même inconsciemment.
Pourtant, lorsque je visitais un jardin, je ne pense pas que je m'attardais particulièrement sur cet aspect. Bien sûr, je remarquais les belles perspectives ou les paysages environnants, mais ce n'était pas ce qui retient le plus mon attention. Moi, ce sur quoi je ne peux pas m'empêcher de focaliser, ce sont les harmonies de couleurs. C'est plus fort que moi. Je vais observer comment les roses sont accompagnées, comment les feuillages mettent en valeur les floraisons sans qu'il n'y ait un clash entre les feuillages entre eux (j'en ai déjà parlén ce n'est pas parce que vous avez au jardin du doré, du pourpre du panaché... que c'est forcément juste et beau), comment les couleurs, les nuances se fondent les unes avec les autres. Même dans le plus beau paysage du monde, mon regard finit toujours par revenir vers une association de plantes particulièrement réussie. Donc, je ne retiens que le positif même si au fond de moi-même j'ai l'esprit très critique.
Dans le coin dédié aux roses d'Emile Foucart, j'ai un petit bijou que peu de jardiniers possèdent : Blanche de Lesdain. Même s'il remonte bien, comme dirait Marie-Rose, ce n'est pas un foudre de guerre mais moi j'ajoute, Dieu que ses roses sont belles !
On fait une dizaine de pas et on se retrouve devant le grand massif jaune :