mercredi 17 juin 2026

Froufrous

 




 


Rosa 'Sweet Juliet', 'Spirit of Freedom' et 'Bubblegum Pink'
Paeonia lactiflora 'Cornelia Shaylor'
Alchemilla mollis



 






 



 






mardi 16 juin 2026

A Little Bit of Paradise - fin mai 2026 (1/4)

 

Pour ce qui est de mon propre jardin, j'ai bien du retard dans mes publications. C'est le cas chaque année car à cette époque, il y a tant à voir, tant à faire que je ne suis plus. On va donc faire un petit retour en arrière pour se retrouver aux alentours du 24 mai.

Spectacle éphémère pour mon mur de façade mais qui met des étoiles plein des yeux et rien que pour ça, ça vaut tout le travail de taille de ces derniers jours.




Qui n'a jamais rêvé d'un 'Paul's Hymalayan Musk' mais moins fade ?


Rosa 'A Little Bit of Paradise'


Juste à côté, sur la vraie façade, c'est Belle de Sardaigne,
qui joue les guirlandes romantiques.





Le rosier très sombre à l'avant est 'Black Prince',
un rosier ancien acheté il y a une éternité aux pépinières Foucart.
Assez semblable au 'The Prince' d'Austin,
il est néanmoins bien plus vigoureux.
Il est accompagné du Geranium magnificum.






C'est assurément le moment où le jardin est le plus beau.
L'apogée.




Mrs Oackley Fisher se love auprès de son arbre (Acer griseum).





 On a eu de la chance, le beau temps  était au rendez-vous au moment de l'éclosion
des premières roses, ce qui n'est pas toujours le cas.
Cela leur a permis de s'épanouir de manière sereine et
donner le meilleure d'elles-mêmes.


September Stars



 
Princesse Violette - Dainty Bess



Burgundy Ice



 
Sister Elizabeth - Bouquet Parfait



Evelyn



 
Perdita



Geoff Hamilton



Avec la chaleur (anormale pour un mois de mai),
beaucoup de roses étaient plus pâles que d'habitude.
Et ce fut le cas aussi de Ghislaine de Féligonde
qui a malgré tout conservé ses beaux boutons jaune abricot tôt le matin.




Je suis extrêmement contente de ce petit nouveau :


Rivers' George IV



Papaver orientale 'Perry's White'


C'est aussi le moment de la floraison des cistes
qui donnent un petit air du Sud sur la terrasse.


  

Preuve que le changement climatique est bien une réalité.
On a fini, 33 ans après l'achat de la maison,
par investir dans un parasol tellement il est devenu insupportable de rester 
en plein soleil... en plein mois de mai !




Certaines roses ont apprécié de ne pas griller.
C'est le cas de ce beau 'Great Western' que l'on voit au fond de la photo.


 


Le parasol est refermé quand on ne l'utilise pas,
ce qui leur laisse malgré tout à accès à un maximum de soleil
aux heures les moins chaudes.


 
Digitalis purpurea - Rosa 'Jacqueline du Pré'



Allium 'Miami' - Rosa 'Princesse Violette'


Les rosiers achetés cet automne sont en pots
en attente qu'ils grandissent suffisamment pour pouvoir
être insérés dans ce jardin si dense.
Quelle émotion de retrouver cette belle 'Munstead Wood' !




lundi 15 juin 2026

Fonds de tiroir

 

En taillant Colette, on en profite pour récupérer ses dernières roses, une dernière pivoine par ci, une dernière 'Great Western' par là, quelques échevelées et nous voilà avec un beau bouquet dans des teintes qui me plaisent beaucoup.





 


Rosa 'Colette', 'Cardinal de Richelieu' et 'Great Western'
Knautia macedonica
Lathyrus odoratus
Euphorbia corallioides
Alstroemeria



 







 






dimanche 14 juin 2026

Dites-moi...

 

... si vous repartiez d'une page blanche, comment aménageriez-vous votre jardin ?




La semaine passée, Dominique écrivait ceci :

La pension se profile tout doucement à l'horizon. Mon travail est à quelques minutes de la maison. Peut être qu après le travail, je réfléchirais à partir.

Qui a déménagé et recommencé un nouveau jardin ?


Aujourd'hui, je vous propose de lui répondre, de partager nos expériences et peut-être de lui donner quelques pistes de réflexion.

Je n'ai pas déménagé depuis 1993 et, honnêtement, ce n'est pas dans mes projets, même si Bruno râle parfois lorsque notre vieille fermette réclame de nouveaux travaux et qu'il se verrait volontiers dans un appartement plus facile à entretenir.

Pourtant, en 2017, j'ai eu l'impression de repartir presque de zéro avec la création de la Roseraie. Certes, j'ai dû composer avec un lieu existant et une structure déjà en place, mais les transformations ont été importantes. Nous avons supprimé les nombreux bambous, quelques petits rosiers sans grand intérêt, des arbustes devenus trop encombrants, un bouleau qui faisait beaucoup d'ombre, un grand Parrotia, des euphorbes 'Graffiti' très traçantes, des hémérocalles banales...




Afin d'offrir aux rosiers un maximum de soleil, j'ai volontairement limité l'introduction de nouveaux arbustes.

L'un des critères essentiels fut l'harmonie des couleurs. Comme dans mon jardin, j'ai regroupé les roses jaunes. Pendant longtemps, beaucoup m'ont cataloguée dans les « couleurs pastel ». Pourtant, j'aime aussi énormément l'orange; tout est une question d'association. C'est ainsi qu'est né le coin Bollywood du jardin médiéval.






Pour réussir ces mariages de couleurs, les chambres de verdure sont d'ailleurs très utiles. Elles permettent de cloisonner les ambiances et d'éviter qu'un ensemble ne paraisse discordant lorsqu'on embrasse le jardin du regard.

Mais cela n'est pas toujours possible, surtout lorsque l'on choisit, à la retraite, un jardin plus modeste. Car à moins d'être particulièrement courageux ou de disposer de moyens importants pour l'entretien, on privilégie souvent une surface plus raisonnable.

Si je devais aujourd'hui déménager et repartir de zéro, je conserverais sans hésiter l'esprit du jardin de cottage.

Avant même de penser aux plantations, je veillerais à disposer d'une certaine intimité vis-à-vis des voisins. Ce serait probablement l'un de mes premiers critères au moment de l'achat.

J'investirais ensuite dans une petite serre, car les semis restent l'une des activités qui me procurent le plus de plaisir au jardin.

Puis je commencerais, comme en 1993, par penser aux rosiers. Même dans un petit jardin, je planterais quelques rosiers non remontants pour leur charme incomparable et leurs parfums inoubliables.


Great Western et The Alexandra Rose


Comme à la Roseraie, j'attendrais ensuite une année complète avant de leur offrir des compagnes, même si cela me démangerait terriblement.

Je privilégierais davantage les plantes à longue floraison. Ce serait sans doute un crève-cœur de renoncer à une partie de la diversité que je cultive aujourd'hui, ici comme à la Roseraie. Je dresserais alors la liste de toutes mes plantes favorites et, élimination après élimination, je ne conserverais que celles qui me procurent une véritable émotion.

Car finalement, si je repartais d'une page blanche, je crois que je jardinerais encore moins pour le design ou pour réduire l'entretien, et davantage pour retrouver chaque jour ces plantes qui me touchent profondément lorsque je passe devant elles.

Ah, et surtout, j'inspecterais chaque espace du jardin pour être sûre de ne pas avoir d'égopode !!!