dimanche 24 mai 2026

Dites-moi...

 

... pourquoi voit-on pratiquement toujours les mêmes roses dans les jardins ?

N'avez-vous pas envie de faire preuve d'originalité ?

Qu'est-ce qui guide votre achat pour une rose par rapport à une autre ?


Il suffit de se promener dans les jardins, de feuilleter quelques magazines ou de regarder les rayons des jardineries pour s’en rendre compte : ce sont souvent les mêmes roses qui reviennent. Les mêmes grands classiques, les mêmes variétés “incontournables”, les mêmes couleurs aussi parfois.

Et pourtant… le monde des roses est immense. Il existe des milliers de variétés, anciennes ou modernes, grimpantes, arbustives, anglaises, paysagères, botaniques, parfumées, simples, doubles, discrètes ou théâtrales. Alors pourquoi cette incroyable diversité se retrouve-t-elle si peu dans nos jardins ?

N’avez-vous jamais eu envie de sortir un peu des sentiers battus ? D’essayer une rose moins connue, moins vue, mais qui pourrait pourtant devenir la vedette du jardin ?


 
Old Blush China, Hermosa, des roses dont je ne vois jamais des photos passer chez mes amis


Je me pose souvent la question : qu’est-ce qui guide réellement notre choix au moment d’acheter une rose plutôt qu’une autre ?

 Bien sûr, il existe des valeurs sûres. Certaines roses méritent totalement leur succès. Elles sont fiables, florifères, robustes, parfumées, faciles à vivre… et il serait absurde de les bouder simplement parce qu’elles sont populaires. Il y a des variétés qui ont traversé les décennies parce qu’elles ont fait leurs preuves dans des milliers de jardins. Ce succès n’est pas un hasard.


 
Guislaine de Féligonde (chez moi) et Pierre de Ronsard (chez Laurence),
les deux rosiers les plus vendus en France.

Mais malgré cela, pourquoi retrouve-t-on toujours une poignée de variétés alors que tant d’autres restent dans l’ombre ?

 La disponibilité joue certainement un rôle énorme. Beaucoup de jardiniers achètent tout simplement ce qu’ils trouvent près de chez eux. Et il faut reconnaître que les jardineries proposent souvent une sélection assez limitée, basée sur des variétés connues, faciles à vendre et produites en grande quantité.

Certaines maisons comme Meiland pour ne citer qu'eux écrasent les petits obtenteurs diffusés de manière plus confidentielle. On choisit alors parmi ce qui est disponible… pas forcément parmi ce qui nous correspond le mieux.

 Commander en ligne pourrait ouvrir énormément de possibilités, mais ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. Certains hésitent à acheter une rose sans l’avoir vue “en vrai”. D’autres craignent les frais de port, les délais, ou encore les commandes à l’étranger avec parfois la barrière de la langue. Il faut aussi connaître les bons producteurs, comparer les catalogues, comprendre les périodes de livraison… Tout cela peut décourager.


 
Isabelle et Le magicien d'Oz - Colour Buffet
Commander des roses de Warren s'est parfois révélé digne du parcours du combattant !

Et puis il y a l’influence des magazines, des réseaux sociaux, des catalogues et même des jardins ouverts au public. Certaines roses deviennent presque des “stars”. On les voit partout, photographiées sous leur meilleur angle, associées à des scènes magnifiques. Forcément, cela influence nos envies. On finit parfois par acheter une rose parce qu’on l’a vue dix fois dans des reportages ou sur Instagram, plus que parce qu’elle correspond réellement à notre jardin.

Je pense aussi qu’il y a une forme de sécurité dans le choix des variétés connues. Quand on débute, on a peur de se tromper. Alors on choisit ce que tout le monde recommande. Une rose célèbre rassure. On se dit qu’elle doit forcément être bonne puisqu’on la voit partout.

Mais avec le temps, beaucoup de jardiniers développent des envies plus personnelles. Certains recherchent un parfum particulier. D’autres veulent une couleur introuvable ailleurs, une forme de fleur différente, un rosier qui se marie parfaitement avec des vivaces, ou simplement une variété que l’on ne voit pas chez le voisin. Et c’est peut-être là que le jardin devient vraiment intéressant : lorsqu’il commence à nous ressembler.

Personnellement, j’aime énormément découvrir des variétés moins diffusées. Certaines ne sont pas parfaites. Elles ont parfois une floraison plus courte, un port un peu atypique ou une sensibilité particulière. Mais elles possèdent une personnalité, une présence, quelque chose d’unique que les grandes vedettes n’ont pas toujours.

Parmi mes achats de l'automne dernier, on retrouve des rosiers anglais que j'ai perdu et que je voulais retrouver ou découvrir. Munstead Wood en fait partie.



En ce moment, je redécouvre son premier bouton et les émotions me submergent.
J'en avais presque oublié combien il était magnifique :





Dans cette commande, il y avait aussi A Shropshire Lad, Astrid Graffin, Caffee Latte, Dolcetto, Mme Anisette, Pacific Blue, Parfum de Rêve et Purple Lodge. Ils sont tous en grands pots de culture, le temps qu'ils grandissent afin d'assurer une meilleure reprise dans un jardin déjà à maturité.

 Je trouve aussi qu’un jardin gagne énormément en charme lorsqu’il échappe un peu aux tendances. Quand on sent les choix personnels du jardinier plutôt qu’une simple reproduction de ce que l’on voit partout.

 Et vous, dites-moi…

Quand vous choisissez une rose, qu’est-ce qui compte le plus pour vous ?

Le parfum ? La couleur ? La résistance aux maladies ?

Le fait qu’elle soit facile à trouver ?

Ou au contraire, aimez-vous partir à la recherche de variétés plus rares et originales ?


samedi 23 mai 2026

Roseraie 2026 - Mai (3)

 

Mes Iris uromovii n'ont jamais été aussi hauts que cette année ! Probablement la faute (ou grâce) à toute cette eau de la première quinzaine du mois.



Il ne faut pas les confondre avec les Iris sibirica qui ne débutent leur floraison que maintenant. Les fleurs des uromovii sont plus petites aussi.
Leur couleur d'un bleu tout en nuances tempère un peu celle du rosier 'la Surprise du Chef'.





J'adore ce passage vers le jardin blanc où le vigoureux rosier Hilda Sofia Lehmann côtoie l'Euphorbia ceratocarpa.





Les rejets de la pivoine arbustive sont en fleurs et s'accordent à merveille avec les semis spontanés de la valériane blanche.




Une vue que je ne montre pas souvent.
La photo est prise depuis l'entrée du jardin blanc qui se trouve sur ma gauche.
L'Acer negundo apporte l'ombre nécessaire à cet espace où j'ai planté plusieurs hydrangéas.





Il est des plantes que j'aime encore plus quand elles en sont au stade 'boutons".
C'est le cas pour cette Salvia sclarea (gauche) et cet Echinops 'Arctic Glow' (droite).


 



Voici un bel exemple de ce qu'on appelle "couleurs froides" : 





 
Iris non identifié - Allium 'Eros'


Un peu de chaleur est apporté à l'arrière avec les roses 'Colour Buffet'.




La vue vers le jardin médiéval me plaît beaucoup.
Les deux petits jardins en façade de la Maison de Village
sont maintenant de vrais jardins de cottage.




Un autre regard vers le jardin médiéval mais cette fois, depuis l'arrière des nouveaux iris, encore jeunes. Cela promet beaucoup pour les prochaines années.






La grosse touffe que l'on voit de loin pourrait faire penser à de la lavande mais
non, c'est une sauge bien plus facile à vivre :
Salvia officinalis 'Mittenwald'.





Malgré la fin de la grosse période de floraison des tulipes,
cette partie de la Roseraie reste très intéressante
grâce aux roses et à toutes leurs compagnes.


 
Ciboulette, Geum 'Mai Tai' et Anthriscus sylvestris - Rosa 'Oh Sunny Days'


Il existe de nombreuses variétés d'alliums et elles sont aussi des compagnes indispensables.
Fidèles d'année en année, c'est un investissement rentable.


Allium nigrum








 
Allium 'Purple Sensation' - Aquilegia (semis spontané)




 
Allium 'Violet Beauty' - Allium schoenoprasum (autrement dit, de la ... ciboulette !)


Très bientôt, on assistera à l'"explosion" des pivoines herbacées !


 






Cette silène (dioica) est apparue toute seule. Merci les oiseaux 


 






Le fameux lupin 'Masterpiece'.
A droite, le pied-mère acheté chez Promesse de Fleurs il y a quelques années.
A gauche, un semis qui lui a été fidèle.


 






C'est la période où on peut voir beaucoup de plantes "cierges" :


Delphinium 'Percival' et 'Cameliard'


Je ne l'ai pas fait exprès mais ça tombe bien que ce soit l'Iris 'High Stakes' de mon camaïeu
qui fleurisse près du rosier 'Child of Light' car ils s'harmonisent super bien.


 


Maintenant que l'on va être exempt de pluie et de températures trop fraîches, 
les roses vont pouvoir s'épanouir pleinement.


Plum Jam



 
Pink Desire - Oh Sunny Days




Eye Candy




Champagne Elegance




 
Charlotte of Fife - Tsunami




Isabelle et le Magicien d'Oz


Mes deux grosses déceptions de la semaine :
les magnifiques fleurs d'iris ont été abîmées par la grêle.
Heureusement, il y a encore bien des fleurs à venir.
Et puis, ce pavot orientale acheté chez Farmer Gracy, sensé être blanc !
Ces idiots m'ont ruiné mon jardin blanc !
Il sera déplacé directement après floraison.


 



Une très belle surprise avec ce semis de rosier dans le gravier.
C'est le deuxième après celui à fleurs simples l'an passé.
Cette fois-ci, il a de minuscules fleurs doubles et sent très bon.
Les rosiers voisins sont Pink Explosion et Isabelle et le Magicien d'Oz.
Je les ai mis en pots et on suivra l'évolution.


 


Ma photo préférée de la semaine est cette vue depuis le parking
où l'on peut admirer le charmant combo de roses et d'iris
derrière les haies d'Osmanthus et de Ballota pseudodictamnus.