On se trouve là dans une période allant du 10 au 23 juin.
On se trouve là dans une période allant du 10 au 23 juin.
Avant-hier, j'étais en grande conversation avec Fred sur Facebook au sujet de l'arrosage au jardin. Ben oui, les gens ne parlent plus que de ça. Je ne pensais pas devoir y revenir encore mais il y a quelques petites mises au point que je voudrais faire et partager avec vous des conseils très avisés.
Je répondais sur cette conversation que planter serré (vous qui me suivez depuis longtemps, vous savez comment c'est chez moi et encore plus si vous êtes passés par la Roseraie) ne suffit pas (même en le répétant jour après jour). Arroser encore et encore est la seule solution à moins que vous n’ayez des restrictions et alors là, je pourrais comprendre.
Selon Fred, dans certaines conditions, un jardin peut se passer d'arrosage. Bullshit !!! Plutôt que de m'égosiller une fois de plus ou plutôt d'user mes beaux ongles (lol) sur le clavier, je vais vous partager la dernière émission de mon gourou à moi. Avec Monty Don, pas de promesse de jardin de feignant. Monty serait, je pense d'accord avec mon credo (no pain no gain).
J'ai remarqué que pour ce qui est du jardinage, il existe effectivement une différence culturelle assez marquée entre le Royaume-Uni et la France, même si elle n'est pas absolue.
Au Royaume-Uni, l'idéal du jardin reste très souvent celui d'un jardin intensément planté, luxuriant, avec des floraisons successives et une certaine générosité végétale. Les jardiniers britanniques acceptent généralement que cela demande du travail : arrosage ponctuel, tuteurage, taille, désherbage... Le jardin est davantage considéré comme un loisir que comme quelque chose qui doit fonctionner tout seul.
En France, surtout depuis une quinzaine d'années, plusieurs facteurs ont favorisé un autre discours : les sécheresses répétées, les restrictions d'eau, la promotion du "jardin écologique" ou du "jardin résilient".
On voit donc fleurir des slogans comme "jardin sans arrosage", "jardin zéro entretien", "planter puis oublier", "vivaces qui se débrouillent toutes seules". On en a déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog et vous savez ce que j'en pense.
Ces promesses sont beaucoup plus présentes dans la presse et les livres français que britanniques.
Les raisons sont certes climatiques. Une grande partie de l'Angleterre reçoit des pluies estivales plus régulières que le nord ou le centre de la France. Même si le sud-est anglais connaît désormais des sécheresses plus fréquentes, le climat reste généralement moins contraignant pour beaucoup de vivaces. Mais pour moi, ça reste plus de l'ordre du culturel.
Enfin, les Britanniques semblent souvent avoir une approche plus pragmatique. Ils parlent volontiers de plantes "drought tolerant" (tolérantes à la sécheresse), mais beaucoup plus rarement de jardins sans arrosage. Ils savent qu'un phlox, un delphinium ou une grande mixed border donnera un meilleur résultat avec quelques arrosages pendant les périodes sèches. Ils ne présentent pas cela comme un échec.
Je n'ai d'ailleurs même jamais entendu un jardinier anglais qui se vantait de laisser ses plantes se débrouiller toutes seules (il n'y a que dans nos pays qu'on entend ces conneries !).
On trouve beaucoup d'articles dans les magazines de jardinage anglais sur la gestion de l'eau, le paillage, le choix des plantes adaptées, mais très peu sur le fantasme du jardin où l'on ne ferait plus rien.
En France, le discours "moins d'entretien = meilleur jardin" est devenu très influent. Au Royaume-Uni, on valorise davantage la beauté du jardin, même si elle demande du temps. L'entretien est considéré comme faisant partie du plaisir du jardinage.
C'est probablement aussi pour cette raison que des jardiniers comme Beth Chatto ou Christopher Lloyd ont toujours insisté sur le bon choix des plantes selon le lieu, plutôt que sur la promesse d'un jardin "sans entretien". Leur message était davantage : la bonne plante au bon endroit réduit le travail, pas supprime complètement le travail.
Bon assez débattu, je propose de vous donner le lien vers le dernier Gardener's World. Malheureusement, pas mal de mes lecteurs n'ont pas la chance de maîtriser la langue de Shakespeare. Je n'ai pas le temps de tout vous traduire, juste les passages que je trouve intéressants.
L'arrosage a été le principal sujet de préoccupation dans mon jardin tout au long de l'été, et j'imagine qu'il en est de même dans le vôtre. Beaucoup d'entre vous sont soumis à des restrictions interdisant l'utilisation du tuyau d'arrosage. Heureusement, ce n'est pas encore notre cas, mais cela pourrait bien arriver. Si vous avez la possibilité d'arroser, faites-le avec discernement et parcimonie.
Tout d'abord, arrosez le sol, pas la plante.
N'utilisez jamais d'arroseur oscillant ou rotatif.
Évitez également les jets en pluie fine ou les pulvérisateurs : ils ne font que mouiller le feuillage. L'eau s'évapore rapidement, atteint à peine le sol et la plante n'en tire pratiquement aucun bénéfice.
L'objectif est que l'eau pénètre le plus profondément possible dans le sol. Les racines iront alors la chercher. Et plus elles devront descendre en profondeur pour y accéder, plus la plante développera un système racinaire robuste et sera résistante.
Si vous arrosez, arrosez longtemps ! Mieux vaut un arrosage copieux une fois par semaine qu'un léger apport d'eau tous les deux jours.
Ceci dit, mon cher Monty, en ces temps troublés par un dérèglement climatique insensé, arroser une fois par semaine n'est pas suffisant ! Chez moi, je vois la différence entre devant en front de rue où je n'arrose qu'une fois copieusement par semaine. La terre commence à craqueler là où c'est très argileux.
Tandis que dans l'enceinte intérieure du jardin, je n'ai pas ce problème car j'arrose deux à trois fois (plutôt trois) par semaine. Pareil à la Roseraie : je divise la superficie en trois parties et donc j'arrose minimum chaque espace deux fois par semaine. Exception pour mes Persicaria orientalis, mes dahlias, mes nouveaux phlox, la longue bordure d'alchemilles récemment taillée que j'arrose tous les jours. Un travail de fou mais ça paie ! Vous verrez ça dans les prochaines semaines.
C'est le temps qu'il faudra attendre pour retrouver une grande partie des roses de Warren disponibles aux Roses de Daniel à Malmedy.
Il reste encore bien sûr pas mal de variétés accessibles pour le moment en conteneurs et à partir de novembre à racines nues où elles pourront être livrées dans toute l'Europe.
Cependant, le stock de certaines commençait à fortement diminuer et d'autres étaient même épuisées depuis un bon moment.
C'est ce qui a fait que ce lundi, Olivier et Virginie sont venus me rendre visite à la Roseraie pour y prélever du bois afin de le faire greffer.
On a travaillé à la chaîne (moi qui coupe le bois, Olivier qui nettoie les "bâtons' et Virginie qui étiquette, emballe et humidifie) par cette journée caniculaire et je peux vous assurer que je suis tombée comme une mouche hier soir ! Cuite de chez cuite car j'avais gardé un long pantalon pour pouvoir déambuler dans les massifs pour tailler. Par contre, mes bras porteront encore longtemps les stigmates de cette journée dans les épines !
Avec Olivier, on a d'abord fait une inspection des heureux élus. Je lui ai fait part de mon expérience en toute honnêteté. Parfois la fleur est splendide mais le rosier peine à faire de nouvelles pousses à la base. Dans ce cas là, on écarte. On a tenu compte également de la forte demande pour certains rosiers tout en sachant que certains d'entre eux ne font pas beaucoup de bois. C'est le cas de Cool as Ice par exemple. Mais on a tiré le maximum de ce qu'on a pu malgré tout.
Pour certains, on a carrément dû oublier pour cette année. Example : Plum Jam, 3 tiges sur 1 rosier. Même si sur l'une d'entre elles, j'ai eu 31 roses, ce n'était pas possible de prélever du bois cette fois.
Heureusement d'autres valeurs sûres comme Asteropé, Hubba Dubba, L'Oiseau Chanteur et plein d'autres sont bien vigoureux et ont largement fourni de quoi faire beaucoup d'heureux.
Une bonne soixantaine de variétés ont été prélevées et seront greffées dans les jours à venir.
Il faut compter deux ans avant de pouvoir les proposer à la vente. Mais certains rosiers d'exception valent vraiment cette attente.
Il faisait tellement chaud et on essayait de ne pas perdre de temps que j'en ai oublié de faire des photos ! Sorry, vous ne verrez donc pas les petits fagots numérotés et enveloppés dans du papier journal pour être humidifiés.
Vous vous souvenez de ce dahlia reçu en cadeau de chez Bulbs4you et qui était d'un rouge tellement vif que je m'en suis débarrassée mais heureusement, j'ai pu rendre une dame très heureuse.
A l'arrière du grand massif qui longe la plainde jeux, j'ai vu pousser deux glaïeuls et je me suis dit que je les avais preut-être importés en déplaçant une plante. Mais dès le début de leur floraison (invisible depuis les allées, ouf !), le doute n'était plus permis. Je soupçonne les taupes nombreuses à cet endroit de m'avoir fait une belle farce ! Encore un rouge bien criard !
Enfin, cette semaine, le canna qui se trouvait dans un pot de cobée que Baudouin m'avait offert a dévoilé ses couleurs et... ben oui, il ne pouvait être que rouge bien sûr !!! Ok, il est moins vif que les deux précédent et même un peu saumonné mais j'ai l'impression qu'on ne voit que lui dans le jardin !!!
A vous de me trouver le nom de ce "pissenlit géant" comme Bruno l'appelle et qui fleurit en ce moment.
Allez, on joue le jeu sans utiliser d'application spécifique ni recherche d'images via Google. Bon dimanche !
Réponse :
Eh ben ! Moi qui croyais que vous alliez trouver facilement ! Surtout les Seedlovers car des graines en sont proposées régulièrement.
Ce n'est ni un séneçon, ni un Doronic même si les fleurs lui ressemblent, la différence de hauteur est très grande.
Il s'agit du Silphium perfoliatum, une très grande vivace (ici, elle atteint les 2 mètres) de la famille des tournesols (sauf qu'elle est vivace).
Malgré les températures élevées, j'ai eu encore pas mal de roses cette semaine.
Elles tiennent moins longtemps mais n'en sont pas moins belles.
Le rose soutenu des rosiers et de l'échinacée me mettent de bonne humeur.