Le premier de l'année ! La maison revit !
Le premier de l'année ! La maison revit !
J'ai déjà cultivé plusieurs variétés de lavatères (olbia, thuringiaca, maritima...) et même des annuelles (trimestris) mais jamais aucune ne m'a posé autant de problème que celle-ci : Lavatera arborea.
Je l'ai obtenue à partir de graines via le Seeds of Love. J'étais toute contente d'avoir réussi le semis mais c'est après que ça se complique...
Semé en 2023, j'ai pensé l'installer en pleine terre au printemps 2024 alors qu'il faisait déjà presque 1 mètre de haut. Je l'ai installé plein soleil du matin au soir et dans une terre légère.
A l'automne, il n'avait toujours pas fleuri; je l'ai mis en pot et rentré dans ma serre pour l'hiver car on le dit gélif à -5°.
En 2025, je l'ai cultivé en pot sur ma terrasse, plein sud. Toujours pas de fleurs. Il a beaucoup grandi et fait maintenant bien 1m80. Cet automne, je l'ai rentré de nouveau dans ma serre.
Je viens de le planter de nouveau à la Roseraie en plein soleil en terre légère. On verra bien... s'il pouvait au moins fleurir une fois afin d'en récolter des graines. On le dit bisannuel donc si j'ai la chance de le voir fleurir, ce sera probablement le chant du cygne.
Si vous avez déjà cultivé cette plante (attention, ne confondez pas avec les autres lavatères, très différents), svp, faites-moi part de votre expérience.
Chaque année, on peut admirer cette belle bordure de Pennisetum villosum à la Roseraie.
Pourtant, en Belgique, peu parviennent à leur faire passer l'hiver.
Je vous donne mon secret :
- terre pas trop lourde
- emplacement ensoleillé
- A l'automne, ne surtout pas tailler la plante même si ça ne fait pas très net. La laisser sécher sur place et former une espèce de paillis protecteur pour le gel mais aussi pour l'humidité hivernale, ce qu'elle redoute le plus.
- Ce n'est que mi-mars que vous les nettoierez même si cela vous aura déjà démangé en février.
Avant- Après
- Vous ne le ferez pas non plus plus tard quand les jeunes pousses vertes surgiront.
- Comment nettoyer ? Avec un rateau, vous enlèverez le plus gros du paillis puis (seulement si les pousses vertes n'apparaissent pas encore), vous pouvez fignoler au sécateur.
Attention : surtout, ne réservez pas le même sort aux Stipa tenuissima. Eux, vous ne ferez que les peigner et ne les taillerez sous aucun prétexte !
... quelle est votre conception d'un beau jardin ?
Quels sont vos critères si vous deviez juger et noter des jardins ?
Sujet très personnel. Pour moi, l'idéal, le modèle ultime, ce sont les jardins anglais classiques : bien entretenus et harmonieux. Souvent riche en floraisons aussi.
Si je devais évaluer un jardin, le premier critère qui me viendrait, ce serait l'harmonie des couleurs. Vous savez que ça, c'est un peu mon cheval de bataille avec les associations. Harmonies des couleurs ne veut pas dire couleurs fades ou insipides (regardez mon coin Bollywood) mais cohérence. Je dis toujours qu'il suffit d'une seule couleur ou teinte intruse pour ruiner l'ensemble.
Ensuite viendraient les floraisons. Ne me parlez pas de jardins minéraux, de jardins uniquement de feuillages, je n'y suis pas sensible. Je visiterais plutôt 100x Sissinghurst que le Vasterival. Ma vision du jardin d'Eden comporte de nombreuses fleurs, c'est ainsi.
La diversité aussi. Un jardin composé de peu de plantes en répétition m'ennuierait assez vite. J'aime les découvertes au fil de ma visite. La palette végétale est importante.
Le côté soigné est un plus. Je ne suis pas maniaque mais j'ai toujours admiré ces beaux gazons qui servent d'écrins aux massifs.
Pareil pour les plantes, elles doivent respirer la santé et ne pas montrer des signes de souffrance.
Un beau jardin, c'est aussi le reflet de la personnalité du jardinier. Ne pas copier ce que tout le monde fait, apporter sa touche personnelle.
Il doit y avoir de la vie. Pas nécessairement de belles poules (qui font aussi des dégâts même si elles apportent une touche campagnarde bienvenue), un chat ou un chien comme chez Monty mais de la vie autour des plantes mellifères. Ca doit butiner, bourdonner, piailler.
La décoration vient en dernier. Elle doit être juste et pas trop abondante (même au niveau de l'étiquetage, au plus discrète, au mieux) sinon, comme on dit ici, c'est le brol !
A vous maintenant, donnez-moi vos critères par ordre d'importance. J'ai hâte de vous lire.
Je viens de recevoir ma deuxième commande de dahlias. Elle me vient des Pays-Bas et de chez l'une des plus grandes expertes et passionnées en la matière : Dicky Schipper.
On ne s'est encore jamais rencontrées dans la vraie vie mais on partage l'amour des dahlias et des annuelles.
Emmenez-la dans un champ de semis et elle vous sélectionne en deux temps trois mouvements, les meilleures variétés. Elle les teste aussi chez elle et quand elle propose sa liste de disponibilités en fin d'année, je sais qu'il s'agira de valeurs sûres. C'est grâce à elle que j'ai pu tester en avant-première des variétés comme Sweet Sanne et Davina Michelle.
Suivez-la sur sa page Facebook ou sur son site.
Cette année encore, il y a dans ma sélection quelques pépites qui deviendront probablement des stars dans les années à venir.
Si, comme moi, vous en avez terminé avec la taille et la nutrition des rosiers et que vous prévoyez de bonnes séances de désherbage de vos massifs, il est une chose à laquelle vous devez faire très attention.
Vous voulez des pavots comme à la Roseraie : des somnifères, des rhoeas. Vous en avez semé à la volée en février comme je le préconisais dans mes conseils sur les semis.
Jusque là, tout va bien mais c'est souvent maintenant que ça se gâte : en voulant faire trop propre, vous risquez d'éliminer de jeunes plantules et d'un autre côté, en laissant pousser des touffes d'herbe, ils risquent d'être étouffés et de ne pas se développer correctement.
Chez moi, pas trop de problème d'herbe car j'ai très bien suivi le désherbage jusqu'en décembre pour ne pas être dépassée.
Il va donc falloir opérer de manière chirurgicale, gouge en main avec l'oeil vif pour repérer ce qui doit être enlevé et ce qui peut être laissé.
On fait souvent plus de tort en voulant trop enlever (certains pavots poussent volontiers dans la mousse). Par contre, se la jouer écolo paresseux en laissant de grosses touffes d'herbes ne vous garantira pas pas une grande réussite.
A vos gouges ! Bon amusement !
Isabelle
Dernier volet de cette rétrospection annuelle.
Fin octobre, il reste encore les floraisons des asters tardifs et
celle des dahlias, infatigables.