... utilisez-vous souvent des abréviations ?
Vous arrive-t-il de ne pas comprendre quand votre interlocuteur en utilise ?
Il y a des jours où je me demande si je parle vraiment la
même langue que mes voisins français… 🤔
Tout commence innocemment. Quelqu’un m’écrit : “JPP 😂”.
Là, deux options : soit c’est une nouvelle variété de plante
que je ne connais pas encore, soit j’ai raté un épisode. Après vérification,
j’apprends que ça signifie “j’en peux plus”. Bon. Très bien. Pourquoi faire
simple quand on peut faire court ? J'en connaissais déjà quelques-unes (MDR - LOL - VDM...) mais pas celle-ci. Bon, c'est plus utilisé chez les "djeuns" mais beaucoup de boomers s'y mettent aussi, souvent pour paraître branché et encore dans le coup.
Et puis il y avait, quand j'étais encore dans le monde du travail, les discussions dans certains groupes, comme Les Stylos Rouges. Là, c’est carrément un autre monde. On ne parle plus français, on parle… acronymes. Entre les “PP”, “CDE”, “AED”, “ENT” et autres formules mystérieuses, j’ai parfois l’impression de lire une notice d’assemblage suédoise. Il ne manque plus que les vis et la clé Allen.
Déjà que j'avais mis du temps à assimiler "CP-CE1-CE2-CM1-CM2-6ème (qui est déjà du collège) alors que chez nous, c'est plus simple : en primaire, on va de la 1ère à la 6ème.
En Belgique, on utilise beaucoup, beaucoup moins de sigles. Allez, je vous en cite deux que vous ne connaissez peut-être pas.
Recevoir son C4 en Belgique signifie qu'on est licencié, le C4 étant le formulaire que l'on doit faire remplir par l'employeur afin de percevoir des allocations de chômage.
Atterrir au CPAS (Centre public d'Action Sociale) veut dire ne pas (ou plus) avoir droit à des allocations de chômage et c'est l'équivalent de votre CCAS.
Mais mon moment préféré reste sans doute au moment du SOL (tiens en voilà une autre mais ici, vous savez tous qu'on parle du Seeds of Love) celui des départements.
Isabelle, débrouille-toi, même en tant que Belge, tu dois quand même savoir que le 39, c'est le Jura. Et puis, t'as bien le temps de chercher toi-même sur Google...
En France, je confirme : vous êtes les champions dans l'utilisation d'abréviations. Encore vendredi, j'ai dû me faire aider par Chat GPT pour comprendre ce que Chantal K. voulait dire sur Facebook. J'avais bien saisi l'idée mais je ne parvenais pas à mettre des mots sur ces trois lettres : PEL. Dans le contexte, ça donnait : "J’avoue toutefois ne pas avoir envie de casser mon PEL pour fleurir mon jardin !"
Et pourtant, avouons-le… il y a quelque chose d’assez savoureux dans tout ça. Une langue vivante, qui se contracte, se transforme, se réinvente. Même si, parfois, elle nous laisse un peu… comment dire… largués.
Dans le monde du jardinage, on trouve aussi pas mal de sigles. Récemment, sur des paquets de graines, j'ai appris que QIS signifie Quality Improved Seed (semence de qualité améliorée).
C’est une mention utilisée par certaines entreprises semencières pour indiquer que la variété a été sélectionnée ou améliorée selon des critères spécifiques.
Voici encore d’autres abréviations commerciales :
F1 → Hybride de première génération (Très homogène,
vigoureux, mais non fidèle au semis).
AGM → Award of Garden Merit décerné par la Royal
Horticultural Society (RHS). C’est un gage de fiabilité au jardin.
PBR → Plant Breeders’ Rights (Protection juridique d’une
variété).
® → Marque déposée
™ → Marque commerciale non enregistrée
Quelques abréviations pour annuelles et vivaces :
A → Annual (annuelle)
HA → Hardy Annual (annuelle rustique)
HHA → Half
Hardy Annual (annuelle frileuse)
B → Bisannuelle
P → Perennial (vivace)
Des abréviations spécifiques aux roses :
HT → Hybrid Tea
FL →
Floribunda
CL →
Climbing
RAM → Rambler
Sur nzroses.org
Alors, dites-moi : quelles sont les abréviations, expressions ou “codes” qui
vous ont déjà complètement perdus ? Et à l’inverse, lesquels utilisez-vous sans
même vous en rendre compte ?





