jeudi 7 mai 2026

Phaeum et Phaeum x

 

Dans mon jardin, beaucoup de Geranium phaeum en ce moment. Et pourtant, j'en arrache beaucoup chaque année car il est assez envahissant dans le sens où il prend la place d'autres plantes. C'est d'ailleurs pourquoi je ne l'ai jamais introduit à la Roseraie.

A l'origine, je peux identifier avec certitude 4 variétés que j'ai achetées il y a bien longtemps. Ceux-là, en général, restent bien sagement à leur emplacement initial.


 
Samobor - Calligrapher


 
Rose Madder - lividus majus


Et puis, tout autour, des tas de semis spontanés
qui m'ont donné de belles variations :


 





 









Plus récemment, Catherine m'a offert cette variété double dont voici ce qu'on en dit sur la "bible des amateurs de géraniums vivaces" :

C’est le premier et le seul Géranium à fleurs doubles qui est stérile et donc ne peut être multiplié que par division. Les fleurs sont petites, doubles, violet foncé avec un centre fait  de très petits pétales chartreuses  Les fleurs sont portées sur des tiges minces au-dessus d’un  feuillage vert moyen tachetées de pourpre. Cette plante inhabituelle a été découverte par Lynne Edwards dans son jardin et nommée en l’honneur de son père.



 
Joseph Green

mercredi 6 mai 2026

A Little Bit of Paradise : Fin avril 2026

 

Comme chez beaucoup d'entre vous, la deuxième moitié du mois d'avril fut radieuse. Avec ces matinées un peu fraîches mais annonciatrices de beau temps pour la journée, tout était parfait.

Du fond de mon jardin, l'église que l'on voit au loin, c'est celle de Mouchin, village français voisin.





Cela fait déjà plusieurs années que la prairie qui borde mon jardin a été transformé en culture fourragère.



Et un peu plus loin sur la gauche, un beau champ de lin.






Il y a deux ou trois ans, j'ai remanié ce massif qui souffre beaucoup lors de sécheresse prolongée. Les Euphorbia characias sont une réussite. Elles s'y plaisent bien, illuminant l'espace tôt au printemps et conservant ensuite une belle présence le reste de l'année.




Avec les Ballota pseudodictamnus, elles assurent sur tout l'avant plan de la courbe.





Ce fut une bonne année pour les pivoines arbustives,
même si elles nous laissent toujours un goût de trop peu
avec leur floraison bien trop brève.



Paeonia suffruticosa 'Shin Kumagai'


 


Attention, on entre maintenant dans un monde de douceur.
Un peu comme dans un rêve...
Le nom de mon jardin n'a jamais été aussi approprié !


Hyacinthoides hispanica



 
Aquilegia clematiflora X (semis)


 
Silene fimbriata - Geranium phaeum et Melica uniflora


En pots et en hauteur pour mieux les apprécier :


Claytonia sibirica



 
Anemone coronaria


Ce coeur-de-Marie rose pâle a passé deux ans en pot et
je pense le tenter enfin en pleine terre
pour un meilleur développement.


Dicentra spectabilis 'Cupid'


L'une de mes toutes premières roses (en pot) :


Mademoiselle Cécile Brunner (en buisson)


mardi 5 mai 2026

Tulipes 2026 Promesse de Fleurs (4/4) : Louvre et Purple Crystal

 

Ces tulipes 'Louvre' m'ont un peu déconcertée à leur ouverture. Je ne m'attendais pas à cette touche orangée magnifique. Mais l'évolution est tout bonnement incroyable...


 



A l'entrée de la Maison de Village, je compose toujours deux variétés 
pour deux potées identiques.




La touche orangée a disparu et cette magnifique tulipe est devenu d'un rose
vivifiant et très doux à la fois
avec les bords frangés qui blanchissent
pour la rendre encore plus lumineuse.


 



Sa compagne, Purple Crystal est aussi délicatement frangée
mais dans un ton pourpre qui au soleil, a un rendu rouge foncé.
Les deux sont bien résistantes à la pluie,
s'inclinant juste légèrement sans vraiment faiblir.


 


En s'épanouissant, sa base blanchit un peu et c'est très joli.
La texture fait penser à un beau velours.


 


Mais s'il fallait trancher entre les deux, 
Louvre aurait incontestablement ma préférence.


 


lundi 4 mai 2026

Faut pas gâcher (2)

 



Ces tulipes sont les "bébés Sunset Miami" dont je vous ai parlé l'autre jour.
Leurs mamans étant cette fois largement défleuries,
je n'ai pu me résoudre à jeter celles-ci encore vaillantes
en déterrant les bulbes pour aller les replanter à la Roseraie.


 

Tulipa 'Sunset Miami'
Lunaria annua 'Chedglow'





 


Voici la potée prise la veille que je les replante.
Pour info, elles ont fleuri durant trois semaines.





Vitamines

 



Ce bouquet n'était pas prévu mais après la dernière pluie,
ces tulipes dont les tiges sont beaucoup trop frêles pour la taille des fleurs,
n'ont pas supporté le poids de l'eau et se sont lamentablement vautrées au sol.
Déjà, leur coloris trop vif m'avait fait tiquer.
(Chez Bulbi, ils la qualifient "d'un doux ton saumon" !)
Pourtant la couleur de leur revers, légèrement framboise est fabuleuse
et la petite flamme verte sur certains pétales extérieurs 
ne suffiront pas à me la faire garder.





 


Tulipa 'Royal Centennial'
Lunaria annua 'Corfu Blue'
Geranium phaeum


 






 








dimanche 3 mai 2026

Dites-moi

 



... quels sont les blogs que vous consultez régulièrement ?

Sur quels supports les consultez-vous ?


Il fut un temps, pas si lointain, où l’on passait des heures à naviguer de blog en blog. Des jardins racontés au fil des saisons, des essais, des échecs, des réussites, des photos parfois imparfaites mais sincères. Une parole libre et souvent très personnelle.

Aujourd’hui, ces voix se font plus rares.

Si l’on cherche encore des blogs de jardins francophones, on en trouve bien sûr. Certains continuent courageusement, comme des journaux de bord passionnés (j'utilise souvent mon blog et sa fonction "recherche" pour y retrouver des infos).

Mais beaucoup d’autres ont disparu, parfois sans bruit. .

Le cœur du problème n’est pas le jardinage, qui, lui, n’a jamais été aussi populaire depuis le Covid, mais la manière de partager.

Internet a profondément changé.

Autrefois, les blogs formaient une toile vivante, un “maillage numérique” riche d’échanges et de transmission entre passionnés.
Aujourd’hui, cette dynamique s’est déplacée vers Instagram et les groupes Facebook.

Ces formats privilégient la rapidité, l’image, l’instantané. Le temps long, celui du jardin comme celui de l’écriture et même de la lecture, y trouve moins sa place.

Tenir un blog demande du temps (écriture, photos, mise en page) et de la régularité.

Et en face ? parfois et de plus en plus souvent même, peu d'interactions dans les commentaires.

À l’inverse, les réseaux sociaux offrent une visibilité immédiate (j'ai même perdu des lecteurs qui, ayant peu de maîtrise de l'outil informatique et quand j'ai dû changer de plate-forme m'ont clairement abandonnée car ils ne recevaient plus leur fameuse newsletter !), une gratification rapide (likes, commentaires).

Le choix devient vite évident pour beaucoup.

Il y a une autre raison, plus discrète.

Beaucoup de blogueurs de jardin écrivaient pour partager une expérience intime, presque méditative. Avec le temps, certains se lassent, d’autres changent de vie, d’autres encore ressentent une forme de saturation numérique.

Le blog demande une constance que peu peuvent tenir sur 10 ou 15 ans (je blogue depuis 20 ans).

Et pourtant, ils restent irremplaçables. Un blog, ce n’est pas juste de l’information.

C’est un jardin vu à travers une personne.

On y trouve des nuances, des contradictions, des essais ratés, tout ce qui fait la richesse du jardin réel.

À l’heure des contenus rapides et standardisés, ces espaces deviennent presque précieux.

Faut-il les considérer comme disparus ? Pas complètement.

Ils sont moins nombreux, moins visibles… mais peut-être plus essentiels que jamais.


RECENSEMENT

Je vous invite à m'aider à faire un recensement des blogs que vous suivez :