dimanche 12 juillet 2026

Dites-moi édition spéciale : le grand remplacement !

 

Chaque année, c'est pareil. Et plus encore pour celle-ci où l'on en est déjà mi-juillet à notre troisième vague de chaleur. Un été de malade ! Avec des températures qui ont frôlé le 40 dans le Limbourg chez nous et qui les dépassent encore allègrement dans le sud-ouest de la France à l'heure où j'écris ces lignes.

Sur ce blog, vous ne me verrez pas montrer des horreurs de plantes grillées et encore moins énumérer tout ce qui aurait résisté au crédo des imbéciles "Un jardin sans arrosages". "Agir et de manière préventive" serait plutôt ma devise à moi.


 

 


On sent le dépitement enfler, le découragement gagner du terrain et déjà les idées de "grand remplacement" fusent un peu partout sur les réseaux. "Je vais remplacer ceci par cela", "fini les phlox", "fini les hydrangéas"...




Alors aujourd'hui, je viens aux nouvelles. Quel est votre sentiment ? Quels sont les changements que vous envisagez à mettre en place dès cet automne ?

Notez que l'an prochain, au printemps, je ferai un bilan avec vous pour recenser ce qui a été réellement réalisé car pour beaucoup ces envies de changements ne se concrétisent jamais et dès les premières pluies revenues et l'herbe redevenue verte, tout est oublié... jusqu'à l'année prochaine.

Il est peut-être un peu tôt pour dresser un bilan car on ne sait pas ce que le mois d'août nous réserve mais ici, en Belgique, les températures en tant de canicule ont avoisiné les 35°, incomparable avec ce que vous avez connu dans l'hexagone mais certes très inhabituel et ennuyeux pour nos jardins qui se rapprochent plus de ceux "à l'anglaise".
Personnellement, j'ai pu parer à de gros dégâts grâce à différents facteurs.
Tout d'abord, l'eau en suffisance. On n'en manque pas chez nous au niveau des nappes phréatiques qui sont approvisionnées tout l'automne et l'hiver. Tant à la Roseraie que chez moi, j'utilise l'eau de ville donc sans remords. Juste que cela a un coût mais c'est mon choix. Garder un jardin beau et luxuriant, ce sont mes vacances et je n'entame pas mon bilan carbone contrairement à beaucoup.
A la Roseraie, chaque coin a été arrosé tous les trois jours.  J'ai particulièrement abreuvé mes annuelles plantées en fin de printemps comme les zinnias, les amaranthes, les persiciares orientalis. Ce sont toutes des plantes qui ont besoin d'eau régulièrement car leur système racinaire est encore tout jeune. Et puis, il y a certaines vivaces qui nécessitent plus d'attention aussi à ce niveau-là comme les phlox (une de mes grosses addictions) et les anémones qui, sans eau, flétrissent et deviennent même "crispy".

Hier, pendant que je faisais enfin un peu de nettoyage dans les massifs, Bruno est venu m'assister en arrosant les arbres qu'ils ne faut surtout pas oublier au risque de les perdre et de se voir ainsi privé encore plus de ces précieux ombrages. Il a ainsi arrosé les Malus 'Evereste' en bord de parking, le grand érable negundo dans le jardin zen, l'Heptacodium en même temps que tous les hydrangéas et fougères de ce même espace. Là, cela coûte à la commune mais c'est un investissement somme toute minime par rapport à d'autres rubriques au budget, parfois bien futiles à mon goût. Quelle est la commune qui peut se vanter d'avoir une roseraie entretenue par une bénévole ?

Dans mon propre jardin, arrosage également tous les trois jours pour les massifs et je ne parle même pas des nombreux pots, jardinières et paniers suspendus qui eux sont arrosés tous les jours, parfois même une deuxième fois si exposés en plein soleil et non abrités du vent desséchant.

Attention, quand je dis "arroser", il ne s'agit pas de mettre trois gouttes par ci par là. Un arrosage copieux est souhaitable. Pour les massifs, j'observe : si ça "boit" rapidement, je reviens ensuite une seconde fois vers cette plante avec le tuyau. Pour les pots (en terre cuite et sans soucoupe chez moi), aucun risque de surdosage, ça s'écoule par le bas (le fond de mes pots a été bien drainé) et ça respire.



Il faut aussi noter que je continue à donner de l'engrais aux dahlias et annuelles des paniers une fois par semaine ce qui leur donne de la force pour s'étoffer, former des boutons qui exploseront dès que les températures redeviendront un peu plus normales.


 


Que de travail diront certains. Oui et c'est le prix à payer pour garder tout en état. No pain no gain (again).




Il y a aussi un autre facteur important que j'évoquais dans mon post d'hier : la manière de planter et de jardiner. Oui, planter serré aide comme répète Fred jour après jour. Mais chez moi, je vais encore plus loin. Vous ne verrez pas de terre nue déjà au mois d'avril et ça va rester ainsi jusqu'à septembre, octobre quand je commencerai mon grand nettoyage. En mai, chaque espace a été comblé par les pavots que je laisse se ressemer et pousser de manière très tolérante et en ce moment (j'ai arraché tous les pavots brunis), ce sont les carottes sauvages et les érigérons qui ont pris le relais. J'en connais qui n'aimeraient pas cette profusion qui ne fait pas nette mais ces plantes que l'on peut qualifier, elles, de plantes chameaux apportent de l'ombre aux pied des vivaces qui pourraient être grillées sans cela. Il faut juste être vigilant et en arracher l'une ou l'autre qui étoufferait un peu une précieuse et aussi de temps en temps rabattre les érigérons de moitié. Encore du travail, me direz-vous... Ben oui... no pain no gain (again ans again ♫).




Donc, personnellement, pas de grand remplacement ni de grand chamboulement cet automne (j'ai même commencé une wish-list de phlox chez Sarastro !) mais je vais juste continuer à prendre soin de ma santé, mon bien le plus précieux car sans elle, impossible d'assumer tout ce que j'ai énuméré plus haut.

Une note d'optimisme et d'espoir pour terminer. Ici, en Belgique, on annonce le retour des pluies fin de semaine et pour le w-e prochain. Yes ! 


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