Chaque année, c'est pareil. Et plus encore pour celle-ci où l'on en est déjà mi-juillet à notre troisième vague de chaleur. Un été de malade ! Avec des températures qui ont frôlé le 40 dans le Limbourg chez nous et qui les dépassent encore allègrement dans le sud-ouest de la France à l'heure où j'écris ces lignes.
Sur ce blog, vous ne me verrez pas montrer des horreurs de plantes grillées et encore moins énumérer tout ce qui aurait résisté au crédo des imbéciles "Un jardin sans arrosages". "Agir et de manière préventive" serait plutôt ma devise à moi.
On sent le dépitement enfler, le découragement gagner du terrain et déjà les idées de "grand remplacement" fusent un peu partout sur les réseaux. "Je vais remplacer ceci par cela", "fini les phlox", "fini les hydrangéas"...
Alors aujourd'hui, je viens aux nouvelles. Quel est votre sentiment ? Quels sont les changements que vous envisagez à mettre en place dès cet automne ?
Notez que l'an prochain, au printemps, je ferai un bilan avec vous pour recenser ce qui a été réellement réalisé car pour beaucoup ces envies de changements ne se concrétisent jamais et dès les premières pluies revenues et l'herbe redevenue verte, tout est oublié... jusqu'à l'année prochaine.
Il est peut-être un peu tôt pour dresser un bilan car on ne sait pas ce que le mois d'août nous réserve mais ici, en Belgique, les températures en tant de canicule ont avoisiné les 35°, incomparable avec ce que vous avez connu dans l'hexagone mais certes très inhabituel et ennuyeux pour nos jardins qui se rapprochent plus de ceux "à l'anglaise".
Personnellement, j'ai pu parer à de gros dégâts grâce à différents facteurs.
Tout d'abord, l'eau en suffisance. On n'en manque pas chez nous au niveau des nappes phréatiques qui sont approvisionnées tout l'automne et l'hiver. Tant à la Roseraie que chez moi, j'utilise l'eau de ville donc sans remords. Juste que cela a un coût mais c'est mon choix. Garder un jardin beau et luxuriant, ce sont mes vacances et je n'entame pas mon bilan carbone contrairement à beaucoup.
A la Roseraie, chaque coin a été arrosé tous les trois jours. J'ai particulièrement abreuvé mes annuelles plantées en fin de printemps comme les zinnias, les amaranthes, les persiciares orientalis. Ce sont toutes des plantes qui ont besoin d'eau régulièrement car leur système racinaire est encore tout jeune. Et puis, il y a certaines vivaces qui nécessitent plus d'attention aussi à ce niveau-là comme les phlox (une de mes grosses addictions) et les anémones qui, sans eau, flétrissent et deviennent même "crispy".
Hier, pendant que je faisais enfin un peu de nettoyage dans les massifs, Bruno est venu m'assister en arrosant les arbres qu'ils ne faut surtout pas oublier au risque de les perdre et de se voir ainsi privé encore plus de ces précieux ombrages. Il a ainsi arrosé les Malus 'Evereste' en bord de parking, le grand érable negundo dans le jardin zen, l'Heptacodium en même temps que tous les hydrangéas et fougères de ce même espace. Là, cela coûte à la commune mais c'est un investissement somme toute minime par rapport à d'autres rubriques au budget, parfois bien futiles à mon goût. Quelle est la commune qui peut se vanter d'avoir une roseraie entretenue par une bénévole ?
Dans mon propre jardin, arrosage également tous les trois jours pour les massifs et je ne parle même pas des nombreux pots, jardinières et paniers suspendus qui eux sont arrosés tous les jours, parfois même une deuxième fois si exposés en plein soleil et non abrités du vent desséchant.
Attention, quand je dis "arroser", il ne s'agit pas de mettre trois gouttes par ci par là. Un arrosage copieux est souhaitable. Pour les massifs, j'observe : si ça "boit" rapidement, je reviens ensuite une seconde fois vers cette plante avec le tuyau. Pour les pots (en terre cuite et sans soucoupe chez moi), aucun risque de surdosage, ça s'écoule par le bas (le fond de mes pots a été bien drainé) et ça respire.
Il faut aussi noter que je continue à donner de l'engrais aux dahlias et annuelles des paniers une fois par semaine ce qui leur donne de la force pour s'étoffer, former des boutons qui exploseront dès que les températures redeviendront un peu plus normales.
Que de travail diront certains. Oui et c'est le prix à payer pour garder tout en état. No pain no gain (again).
Il y a aussi un autre facteur important que j'évoquais dans mon post d'hier : la manière de planter et de jardiner. Oui, planter serré aide comme répète Fred jour après jour. Mais chez moi, je vais encore plus loin. Vous ne verrez pas de terre nue déjà au mois d'avril et ça va rester ainsi jusqu'à septembre, octobre quand je commencerai mon grand nettoyage. En mai, chaque espace a été comblé par les pavots que je laisse se ressemer et pousser de manière très tolérante et en ce moment (j'ai arraché tous les pavots brunis), ce sont les carottes sauvages et les érigérons qui ont pris le relais. J'en connais qui n'aimeraient pas cette profusion qui ne fait pas nette mais ces plantes que l'on peut qualifier, elles, de plantes chameaux apportent de l'ombre aux pied des vivaces qui pourraient être grillées sans cela. Il faut juste être vigilant et en arracher l'une ou l'autre qui étoufferait un peu une précieuse et aussi de temps en temps rabattre les érigérons de moitié. Encore du travail, me direz-vous... Ben oui... no pain no gain (again ans again ♫).
Donc, personnellement, pas de grand remplacement ni de grand chamboulement cet automne (j'ai même commencé une wish-list de phlox chez Sarastro !) mais je vais juste continuer à prendre soin de ma santé, mon bien le plus précieux car sans elle, impossible d'assumer tout ce que j'ai énuméré plus haut.
Une note d'optimisme et d'espoir pour terminer. Ici, en Belgique, on annonce le retour des pluies fin de semaine et pour le w-e prochain. Yes !






Pour moi, ce sera un grand changement puisque je vais tout bétonner ! Je plaisante bien sûr, mais je ris jaune, car cette idée effleure parfois mon esprit. J'en ai tellement marre d'arroser. J'ai d'autres choses plus intéressantes à faire !
RépondreSupprimerJe ne changerai sans doute rien. Mon moral remontera lorsque le ciel arrosera tout le jardin, car il est impossible de tout arroser à l'arrosoir. J'emploie parfois le tuyau, mais je déteste. Il écrase toujours des plantes et il fait souvent un pincement empêchant l'eau de s'écouler.
J'mettrais bien des cactus, tiens ! Bon là, c'est sûr que nos hivers les tueraient.
Alors que faire? Attendre que ça passe et que l'eau dégouline !
Bon dimanche encore trop chaud !
Bien sûr, un arrosage copieux réduit considérablement les dégâts, encore faut-il que ce soit possible. Ici, un arrêté préfectoral interdit l'arrosage des espaces verts (autres que ceux nourriciers) avec l'eau de la commune. C'est le cas dans la plupart des régions je pense, et ça deviendra sans doute la norme chaque été. Ici j'utilise l'eau du ruisseau autant que possible, mais les parties hautes du jardin reçoivent un peu d'eau communale, trop éloignées du bassin. Ce n'est pas le cas ici, où les températures n'ont pas dépassé 33°, mais dans la plaine beaucoup de végétaux brûlent sous le soleil cuisant. Ma soeur, en Vendée, arrose ses érables avec l'eau de forages, mais ils ont perdu toutes leurs feuilles, et elle a perdu beaucoup de végétaux. Quand on atteint 43° à l'ombre, on imagine les températures que doivent supporter les plantes sans ombrage! Si ces conditions viennent à perdurer, voire à s'amplifier, je pense qu'effectivement il faudra se passer des plus sensibles au manque d'eau et aux chaleurs extrêmes. Et si possible introduire d'autres variétés mieux adaptées. J'ai choisi un jardin d'altitude avec source, mais je me rends compte que même ici, le réchauffement se fait sentir, et qu'il faudra s'y adapter. Bonne journée!
RépondreSupprimerBonjour Isabelle,
RépondreSupprimerEn ce qui me concerne, ce sera le remplacement par des plantes que j'aime aussi mais plus résistantes à la chaleur.
Je ne planterai plus d'hydrangeas et autres et je vais essayer de mettre des oyas maison à côté de certaines qui me tiennent à cœur.
J'ai un fuschia rustique qui fait très grise mine...
Je ne planterai plus qu'à l'automne et je vais mieux gérer les semis spontanés pour occuper l'espace. Planter serré, c'est promis !
Quant aux pots, je limite : je regarde ce qui va bien cette année et je vais me débarrasser de plusieurs pots pour ne plus être tentée.
Je donne la priorité au potager pour l'arrosage s'il faut faire un choix.
Et surtout, je veux garder le plaisir que donne le jardin, même s'il faut restreindre un peu ( l'âge est aussi un facteur)
Mais j'aurai toujours le plaisir et l'opportunité de visiter la Roseraie pour rêver.
Bon dimanche
Le sujet tombe à point nommé. Pas plus tard qu'hier après-midi, vu la chaleur, je potassais sur PF les plantes résistantes à la chaleur.
RépondreSupprimerJ'ai deux parterres en plein soleil toute la journée devant la maison et j'ai quelques trous à combler.
Les plantes qui y sont déjà n'ont pas l'air de souffrir (Hydrangea 'Phantom', nepeta, Stachys byzantina, rosiers, salvia, lavande et un érigéron dont les graines venaient de chez toi).
Pour le reste du jardin, rien n'a encore brûlé grâce au fait que j'ai retenu ta leçon : je plante très dense, et surtout grâce aux deux grands noisetiers et au gigantesque saule pleureur. Grâce à eux, certains parterres sont au soleil le matin et d'autres l'après-midi.
Sinon, mon jardin serait grillé aussi, je pense.
La serre à tomates bénéficie également de cette ombre toute la matinée.
Côté arrosage, on est encore sur la citerne d'eau de pluie, mais on sent qu'on arrive à la fin, sachant qu'on l'utilise aussi pour l’usage domestique
On arrose tous les jours, à l'arrosoir ou au tuyau, le jardin ainsi que les pots sur la terrasse.
Bref, qu'est-ce que je vais changer ? Presque rien.
Je cherche un ou deux hydrangeas, des phlox, car j'adore ça aussi, et sûrement les derniers rosiers, car il n'y aura plus de place pour planter en automne. J'ai aussi envie de tester des hoyas sur l'avant de la maison et pailler les zones plus nues qui sont encore sans plantation
Bon dimanche à tous.
Rien de grillé chez moi dans l'Aisne ...
RépondreSupprimerIl faut dire que j'habite en lisière de forêt !
Le matin, les 2/3 du jardin sont à l'ombre, tous mes arbustes se portent bien.
Seules les roses trémières sont cuites sur place, je viens de les couper ce matin....
Je ne manquerai pas d'eau, 4 cuves de 1 000 litres.
Actuellement, il me reste un peu plus de 2 500 l.
J'arrose le matin, à la fraîche.
Deux rosiers en pot vont faire une deuxième floraison : Pierre Arditi (blanc pur) , et New Look, panaché orange.
Bon dimanche ! 😀
Bonjour,
RépondreSupprimerJ essaie de planter en automne. Peu d achats et de plantation au printemps.
Bien sûr, il faut arroser les nouvelles plantations en automne également mais c'est moins si on est moins régulier cela n a pas trop de conséquences. Je paillais déjà mais là je le fais encore plus. Je constate vraiment un effet positif.
L arrosage est une tâche physique et chronophage. Donc j y pense et je limite les pots. Tout ce qui doit être arrosé est placé près de la maison. Ma 1e citerne est vide et l eau de la 2e n est plus très limpide. Nous avons de la chance :la pluie est annoncée la semaine prochaine.
Bon dimanche !
Après arrosage du jardin ce matin, je constate que le fuschia rustique est grillé 😢
RépondreSupprimerRIP. Taille-le à ras, il repartira au plus tard le printemps prochain.
SupprimerMoi, je ne change rien, les canicules ça vient et ça repart. En 1718-1719 700.000 milles morts , la chaleur commence en mars (comme cette année) et s'installe tout l'été 40°. Les puits et les grands fleuves (Seine et Loire s'assèchent complètement. 450.000 en 1718 surmortalité liée à la chaleur et puits et cours d'eau croupie. Je pense que le climat va changer mais ce sera sûrement pour nos enfants et petits enfants, nous, nous aurons encore des fortes chaleurs d'une année sur l'autre, comme en 1976, 2003 et 2026.. Je suis pas climatologue, on verra. Je ne vais pas me priver d'acheter des fleurs, surtout des phlox et que deviendront tous nos horticulteurs nos fleuristes encore un métier qui va disparaitre, nous avons déjà perdu nos agriculteurs, ça suffit ! c'est vrai qu'arroser c'est une corvée, une fois par semaine tout le jardin (chez nous, les Hauts de France, on peut se servir du tuyau d'arrosage mais avec l'arrosoir, on remplit l'arrosoir et on arrose, je le fais côté rue mais derrière oups je me sers que du tuyau pour le jardin. Isabelle, pour le lilium double surprise, déjà en rupture de stock chez Dutch Bulbs, tant pis il ne sera pas dans mon jardin l'année prochaine mais en 2028 (ce qui est bien avec le jardin, c'est
RépondreSupprimerqu'on accepte de vieillir d'une année). J'ai cherché, j'ai trouvé pour l'adjectif pour ton jardin magnifique, splendide
"paradisiaque" mais tu l'as trouvé avec moi "A little Bit of Paradise . 10 h et déjà 26°. Bonne journée quand même.
On le vit déjà, Sylviane. Ce que nous vivons cet été, c'est encore différent de 1976 : les températures montent plus haut (regarde tous les records battus rien que cette année), les nuits sont plus chaudes, les canicules durent plus longtemps et sont plus fréquentes (en Belgique, on en est déjà à notre 2ème et en France, 3ème).
SupprimerIci, j'ai déjà fini ma journée. J'arroserai les pots en fin d'après-midi. C'est ça le plus frustrant pour moi : ne pas parvenir à faire tout ce que je voudrais.
Bon dimanche (au frais ) !
Lors des dernières années sèches et caniculaires, beaucoup de plantes ont souffert mais sont revenues sans souci la saison suivante. Il y a une forme de résilience pour des plantes déjà bien installées. Il faut donc prendre le temps d’observer et ne pas agir sur un coup de tête. Toutefois, lors de nouvelles plantations, il est important, je pense d’anticiper comme l’on fait par exemple, les anglais pour le jardin hommage à Elisabeth II à Regent’s Park
RépondreSupprimerJe ferai le bilan à l'automne. Si je commence maintenant je vais être encore plus démoralisée. Le jardin est dans un triste état, cette fin de semaine les arbres ont commencé à perdre leurs feuilles et la pelouse est jaunie, tout craque sous mes pas. Pour le moment je fais du sauvetage. Je passe mes soirées jusquà la nuit avec le tuyau . C'est très fatigant mais je ne veux pas perdre mes fleurs . La priorité va à mes dahlias , lys , annuelles et potées que j'arrose chaque soir tellement le soleil tape fort et avec le vent d'hier c'était pire. J'ai bien retenu la leçon ,tout est planté serré avec des compagnes pour ombrager le pied des dahlias et lys . Troisième canicule et l'été n'est pas fini, je vais certainement avoir des pertes mais je ne veux pas y penser maintenant.
RépondreSupprimerCe matin il faisait bon dans le jardin , mes fleurs étaient ragaillardies c'était le principal.
Bon dimanche Isabelle!
Je ne me vois pas renoncer aux végétaux que j'aime par dessus tout, pour avoir un jardin de cactus et palmiers, et puis prendre des dromadaires pour animaux domestiques aussi ! Comme toi ce discours sur le " jardin sans arrosage" m'insupporte. En tout premier lieu observation, fondamentalement il va falloir revoir tout le discours habituel sur le jardinage, ici par exemple les nouvelles pousses de rosiers sont presque complètement aoutées, bouture des rosiers fin août ou septembre, à revoir ! .Les changements ? cultiver en pots les plantes très sensibles pour pouvoir les mettre a l'ombre si canicule, je réfléchis à des systèmes d'ombrage escamotables pas trop disgracieux pour les zones très ensoleillées, il faudrait investir dans des citernes enterrées, pas les moyens. Peut être installer des tuyaux microporeux dissimulés dans certains endroits, le jardinage n'est plus un plaisir quand il se réduit strictement à des arrosages quotidiens.
RépondreSupprimerJe ne pense pas que les canicules ça vient et ça repart, là on est dans un changement structurel profond de la planète, j'écoute énormément les climatologues, pas 2050, on y est...au début. Je n'entends parler que d'adaptation, de l'adaptation oui, mais avec un changement profond de logiciel en parallèle ( quelle société voulons nous, quelles valeurs, j'ai envie de dire à tous les gouvernants du monde et nos enfants
là dedans ?). Quand je vois aux infos les mêmes interviews débilitantes de gens aux terrasses de café sur la chaleur, ça me met en colère, faites plutôt un boulot de lanceurs d'alertes, les journalistes .On donne la légion d'honneur à Pouyadé ( PDG total énergie), dans le même moment il continue à ouvrir de nouveaux sites pétroliers de production. Ma conviction est faite, tant qu'il y aura de l'argent bien gras à se faire avec les énergies fossiles, rien ne changera vraiment. Pardon pour ces débordements, devant l'inaction générale, je vois aussi rouge que la couleur des cartes météos. Bon dimanche.
Moi, j'ai sans cesse en tête ces cartes de 2020 où pendant le confinement, il était prouvé par A+B que la réduction drastique des vols avait réduit sensiblement la pollution. Et on n'en a rien retenu. Pire, les gens voyagent encore plus souvent qu'avant ! Et pourtant, ils ont des enfants, des petits-enfants...
SupprimerL’an dernier en visitant plusieurs jardin. en Ecosse, j’ai été surpris de voir que des systèmes d’arrosage automatique y étaient installés . Comme quoi …
RépondreSupprimerLes anglais sont prévoyants mais surtout ils ne maltraitent jamais leurs plantes, au contraire.
SupprimerMerci pour ce post qui résume vraiment mon état d'esprit du moment !
RépondreSupprimerJe suis comme tout ceux qui peuvent encore le faire, je passe beaucoup de temps à arroser en vue de sauver mes plantes. J'observe qui résiste, qui a vraiment besoin d'eau, qui a besoin d'un ombrage supplémentaire (j'installe des voiles d'ombrage). Et en fonction de mes observations, je planifie pour le futur quand je ne suis pas complètement découragée (cela arrive !) et compte déménager vers le Nord.
J'ai pas mal d'arbres mais je me rends compte que je n'en ai pas assez encore. Donc je prévois des plantations de Gleditsia, Koelreuteria, Melia et au moins un murier pour rajouter une zone d'ombre supplémentaire. Je ne suis pas particulièrement fan de ce arbre mais c'est celui qui est le plus résistant au sec ici, dans le Sud de la France, il surpasse tous les autres. Je compte aussi rajouter d'autres arbustes résistants au sec pour compléter mon petit "écosystème" vert. Les cactus ne m'attirent pas spécialement, donc ils feront pas partie de ma palette végétale. Les buis résistent bien, et pour l'instant je n'ai eu à faire qu'un seul traitement contre la pyrale, je vais continuer à en planter. Les pistachiers lentisques donnent de bons résultats aussi, mais si le sol est riche, ils résistent encore mieux, d'où mon souhait de continuer les apports de composts, fumiers et sable (pour limiter les crevasses...). Les filaires n'ont pour l'instant pas grillé contrairement aux arbousiers...
Je procède par zones plus ou moins fraîches, arrosées ou non, et je croise les doigts pour qu'un arrêté ne viennent pas interdire l'arrosage. Le paillage fin de lin ou de chanvre acheté dans le commerce est bien plus efficace pour conserver la fraîcheur que mon paillage maison fait à partir de broyat de végétaux.
Le problème, c'est qu'aucune pluie n'est annoncée, et que les canicules s'enchaînent. C'est difficile pour tous les organismes vivants. Les arbres me paraissent essentiels, quitte à tailler ce qui gêne plus tard. L'exposition sud ouest est un vrai challenge.
Mon jardin est presque mort de soif. Plus de pelouse (je m'en fiche un peu) mais les arbustes, les hortensias, les vivaces, etc. sont en agonie. Cela me fait très mal au coeur, mais j'espère qu'au printemps (ou peut être en automne?) ils repartiront.. je ne peux pas tout arroser( je privilégie les hortensias qui me tiennent à coeur). C'est impossible, je préfère préserver ma santé (mes articulations). On avait 6000 litres d'eau de pluie en conteneurs au printemps, ils sont presque vides.
RépondreSupprimerPar contre les rosiers (plus ou moins âgés) sont magnifiques, ainsi que les arbres (liquidambar, etc..)(nous sommes en lisière de forêt). Côté plantes en pots, potager (tomates), j'arrose tous les jours.. Ici, en Bretagne sud, bord de mer) l'alerte canicule rouge est en place à chaque montée de températures. ( 39,9°C sur ma station météo à la 2ème canicule😫 24°C cette nuit, à 11heures, 33 °C, à 14 h 37°C🥵).
Pour répondre à ta question, je ne ferai aucun ajout de plantes ou autres. J'en profiterai pour diminuer le nombre et la surface des massifs, et replanter les vivaces qui ont résisté dans les massifs à "trous". Et plus de plantes fragiles, plus d'annuelles..J'en suis désolée, mais je n'ai pas ton courage ou ta jeunesse 😊(ou celui d'autres jardinières) pour arroser..Mon jardin anglais n'existera bientôt plus ici.
Bon après midi, je te souhaite un bel été, moins chaud qu'ici..
Pas de changement chez moi. J'ai des hortensias en plein soleil sans arrosage et jusqu'à présent, ils résistent. Par contre j'en ai sur la terrasse et là, arrosage abondant. Pour tout le reste, j'attends .Ce qui nous a très, mais très ennuyé ce sont les mauvaises herbes. Jamais vu ça de notre vie. Lorsque je me remémore les jardins de mes grand parents et parents, il n'y a pas de comparaison. J'en ai qui montent quasi à 2 mètres et qui comme par hasard se placent dans les arbustes comme si je ne les voyait pas. Quelques jours après avoir coupé les bordures, le temps de se retourner, il faut recommencer. Et de fait, avec cette chaleur, il n'est plus possible pour nous d'être aussi présents malheureusement
RépondreSupprimerBonjour Isabelle,
RépondreSupprimerLe constat étant fait, il est plus qu'urgent d'agir.
Vous avez raison, le confinement nous a donné de grandes leçons, dont nous devrions tous, gouvernements inclus, tenir compte.
Pour ma part, j'évite le gaspillage: réduire, réutiliser, recycler. Je privilégie depuis longtemps la modération, le partage et l'achat local pour soutenir nos agriculteurs et nos producteurs.
Au jardin, j'apprécie mieux les grands arbres qui m'entourent, leur ombre et leur fraîcheur bienfaisantes. Je n'ai rien modifié pour l'instant, mais laisse plus volontiers s'étaler les grands hostas et autres dodus, quitte à déplacer certaines plantes et ne m'obstine plus à planter ce qui vivote péniblement.
Fini aussi, sauf quatre essentielles, la vingtaine de grandes urnes, jardinières et potées un peu partout, donc moins d'annuelles et de petits arrangements qui demandent trop d'entretien. Je me ménage aussi, maintenant seule et ne rajeunissant pas...
Nous ne sommes pas encore rationnés en eau, donc pas encore astreints aux cactus et aux palmiers. Mais je comprends et compatis grandement avec ceux et celles qui le sont.
La nature s'adapte, le jardinier doit le faire aussi.
Merci Isabelle pour votre constante pertinence et bonne fin de journée.
chez nous plus de nouveaux hydrangeas déjà entretenir ceux qui y sont et idem phlox et fougères déjà compliqué à gérer , ce soir encore 1000 l d'eau et 2 h donc on vieilli donc ce qui crevera surtout les vivaces ne sera pas remis adieu la biodiversité à gogo, on privilégie la structure !
RépondreSupprimerJ'ai déjà limité les pots, car c'est ce qui craint le plus ou comme toi il ne faudrait pas partir en vacances!
RépondreSupprimerle reste devrait survivre, on verra à l'automne.
ici en IDF les rosiers fleurissent bien, mais les roses sont plus petites.
Je sais que toi, tu arroses en suffisance, je ne me fais donc pas de souci pour ton jardin !
SupprimerIci aussi, les roses sont en majorité plus petites.
J'espère que tu n'es pas trop impactée par les feux de forêts ?